Le général Sadiba Koulibaly a été reconnu coupable de désertion à l’étranger et détention illégale d’armes par le tribunal militaire permanent de Conakry. Il a été condamné à 5 ans de prison et au paiement d’une amende d’un franc symbolique à l’Etat guinéen.
Mais peu avant sa condamnation, l’ancien chef d’état-major général de l’armée guinéenne et numéro 2 du CNRD a tenu à rassurer l’opinion.
“En ce qui concerne ma personne, je voudrais vous dire devant tout le monde ici que je ne garde aucune rancune contre qui que soit. Comme on le dit, le destin est plus vieux que l’homme. Ce qui m’arrive aujourd’hui, Dieu l’avait déjà prévu”, souligne-t-il, ajoutant qu’aujourd’hui, “nous sommes réunis ici. Si j’avais suivi la voie, je crois qu’on n’en sera pas là. Au moment où je suis venu, si j’avais cherché à rencontrer le président de la République, chose qui était à ma portée, pour expliquer tout ce que j’ai fait pour alléger la souffrance du personnel de l’ambassade, le président allait me remercier” , a lâché celui qui était le numéro 2 de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir le 5 septembre 2021.
Avec un sentiment de regret , l’ancien numéro 2 du comité national pour le rassemblement et le développement est revenu sur le motif de son retour dans son pays natal. Selon lui , il a agit dans le but d’abréger la souffrance du personnel diplomatique guinéen basé dans la capitale cubaine et surtout préserver l’image de son supérieur hiérarchique, le ministre Morissanda KOUYATÉ.
« je me suis abstenu de le faire parce que je me suis dit le faisant, j’allais exposer mon ministre de tutelle. Jusqu’à l’heure où je vous parle, les problèmes ne sont pas réglés encore. Si j’avais fait ça, on n’en serait pas là. Mais j’ai voulu rester derrière mon ministre. Je ne suis pas venu pour un problème personnel. Je suis venu pour régler la souffrance du personnel de l’ambassade de Guinée à Cuba »
Avant la décision du juge Abdourahmane DIALLO , l’ancien chef d’État-major général de l’armée guinéenne plaide pour la relaxe des éléments de sa garde.
“J’aimerais que vous teniez compte de la situation des militaires qui étaient à mon domicile. Un militaire qui est doté régulièrement en arme enregistrée sur son matricule, s’il n’y a pas de cas de force majeure, le plus souvent, il ne rend l’arme qu’à la retraite. S’ils n’étaient pas en service chez moi, ils n’allaient se retrouver dans cette situation. Ils se sont juste retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment. Toutes ces tracasseries qu’ils ont connues depuis notre arrestation, c’est un peu la loi de l’armée. Ils ont tous les autorisations de leurs supérieurs hiérarchiques pour faire le9 service chez moi. Ils n’étaient pas en état de désertion, ils étaient en service chez moi et ce problème les a trouvés là-bas”.
L’ancien chef d’état-major général des forces armées assure que “ce sont des gens qui sont prêts à servir la nation
au regard de tout ce qu’ils ont fait pour moi. Si vous les condamnez, alors vous ne rendez pas service. Parce que demain, quand va dire à d’autres militaires d’aller servir, ils peuvent dire , qu’ils ont eu unn problème. Cette étiquette va rester ” a soutenu le désormais ancien ambassadeur de la Guinée à Cuba.
“Quelle que soit l’issue, Monsieur le président, je me remettrai à votre sagesse. Je veux que vous sachez que je n’ai jamais eu l’intention de quitter mon poste. Je n’ai jamais manqué de respect à un chef. Ce n’est pas maintenant que je vais le faire ça. Donc, je me soumettrai entièrement à votre décision”, a-t-il déclaré un peu tôt avant que le tribunal pour statuer sur le verdict qui devait tomber .
Mamoudou DIALLO
