Visiblement, la Guinée n’a pas encore fini avec les gros scandale. Après la Douane, un autre scandale financier est en phase d’instruction préliminaire.
Cette fois-ci c’est la Direction Générale des Impôts (DNI) qui est visée. Particulièrement son Directeur Général Mory Camara. Le concerné est placé en garde en vue depuis vendredi 27 décembre 2024, a appris Africaguinee.com de sources proches du dossier.
Selon des sources contactées par nos confrères d’Africa Guinée, le Directeur général des impôts serait empêtré dans une affaire de 800 milliards de francs guinéens. Cette somme serait une pénalité imposée à une entreprise minière qui n’aurait pas respecté ses obligations de déclaration d’impôts.
Le problème, c’est qu’il y a une entreprise minière qui a été taxée à hauteur de 800 milliards de francs guinéens qu’elle devrait payer à l’État. Il s’agit des pénalités liées au manquement dans la déclaration d’impôts de ladite entreprise.
Toujours selon la même source, mais par après, le directeur général des impôts aurait dégrevé les 800 milliards à hauteur de 500 millions francs guinéens sans l’implication des inspecteurs qui avaient fait la mission de contrôle sur le terrain. Cette donc cette affaire qui a fuité”, d’après notre source.
Les mêmes sources précisent que généralement, le dégrèvement ne se fait pas de la sorte, d’après nos informations. “Vous vous imaginez de 800 milliards, on descend à 500 millions. Il y a donc anguille sous roche. C’est ce problème-là qui a fuité. Le directeur général des impôts a été convoqué à la direction générale des investigations de la gendarmerie nationale autour de cette affaire. Dans ses explications, il aurait fait croire aux enquêteurs que les inspecteurs qui étaient allés faire la mission ont très mal fait la mission et qu’ils n’auraient pas respecté la procédure. Mais tout ce qu’il disait était déjà enregistré. Après, ils lui ont demandé de repartir en mettant ça sur papier et revenir. Quand il est revenu maintenant, en mettant sur l’écrit, il a changé tout ce qu’il avait dit lors de son audition préliminaire. Il a changé de version”, précise notre source.
Après son audition, les inspecteurs concernés par la mission dite biaisée ont été convoqués pour être entendus. “ Ces inspecteurs-là ont démenti le directeur général en affirmant devant les enquêteurs avoir respecté la procédure. Ils ont confié que c’est suite à ce contrôle qu’ils ont retrouvé cet écart. Et c’est cet écart-là qu’ils ont taxé”, a précisé notre source sous couvert anonyme.
Face à l’ambiguïté qui entoure la version du directeur général des impôts, les agents enquêteurs l’auraient placé en garde en vue depuis le soir du vendredi 27 décembre 2024. “ Tous ses moyens de communication ont été confisqués pour le moment”, glisse notre source chez nos confrères
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