Le gouvernement à travers le ministère et la chambre du commerce ont signé le 20 février dernier, un protocole d’accord pour diminution des denrées de grandes consommations.
Pour atteindre cet objectif, l’État a été contraint de fermer les yeux sur certaines taxes indique Mbani SIDIBÉ président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée.
« Quand vous lisez cet accord-là, vous allez prendre votre tête. Sur chaque tonométrique, l’État perd 100 dollars au cordon douanier. Si c’est le sucre, l’État perd 200 dollars. Imaginez, quand vous avez 5 000 tonnes, l’État va perdre 5 millions de dollars ».
Malgré cette subvention du riz qui vise la réduction du prix , sur le terrain, la réalité est toute autre . Au lieu de 2950000 GNG le sac de riz se négocie entre 320.000 et 350.000 GNF . Chose qui pousse le président des consommateurs de Guinée à se poser la question sur l’utilité de cette subvention.
“L’État renonce à beaucoup de taxes afin de soulager les consommateurs, mais très malheureusement, rien pour respecter les prix” a-t-il martelé chez nos confrères de la radio Nostalgie.
Selon lui, le ministère du commerce ne doit pas faire la promotion des prix discriminatoire car les prix n’étant pas les mêmes sur l’ensemble du territoire guinéen.
“ Imaginez-vous que dans notre pays, les prix varient en fonction des préfectures, en fonction des sous-préfectures, en fonction des régions et qui sera encouragé par le ministère du Commerce. Parce que quand le ministère du Commerce participe dans une fixation, il dit prix intérieur du pays. Vous allez voir, les préfectures les plus reculées, les prix seront élevés. Ça veut dire que c’est une injustice, ça veut dire que les consommateurs ne sont pas traités sur le même pied d’égalité et c’est grave” .
Le président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée invite les autorités à changer de fusil d’épauler dans le processus de fixation des prix des denrées de premières nécessité.
“ Dans les autres pays, si un opérateur fait ça, c’est réprimé par la loi. Donc, c’est pourquoi, on a rejeté et nous demandons à ce que les autorités, que ça soit le président, que ça soit le Premier ministre, qu’ils interviennent pour cela. Est-ce qu’on va dire que les fonctionnaires de Conakry sont payés à 1 million et ceux de l’intérieur sont à 2 millions? Non! C’est le même salaire. Donc, ça veut dire que les Guinéens qui sont de l’autre côté là, ils ne bénéficient pas de l’État, mais c’est terrible! », a-t-il laissé entendre chez nos confrères.
Mamoudou DIALLO
