Le 27 février 2024 , Amadou Oury Bah était nommé au poste de Premier ministre, chef du gouvernement . Il a remplacé Dr Bernard Goumou. Un an après que retenir de son bilan ? Certains acteurs de la classe politique guinéenne se sont prononcés sur son bilan à la tête de la primature.
Interrogé sur ce sujet, Dr Lansana Faya Millimouno a estimé que la gestion de l’actuel premier ministre est négative. « Le bilan, je dirais qu’il est très mauvais », a-t-il déclaré à l’entame de ses propos .
Le leader du Bloc Libéral ( BL) croit pouvoir examiner point par point. C’est un homme politique. Parmi les trois Premiers ministres nommés par le président Doumbouya, il est celui qui a été bercé dans la politique depuis son plus jeune âge.
“ Cependant, depuis son arrivée, il n’y a eu aucun dialogue. Même la perspective d’un dialogue n’existe pas. C’est son premier échec. Pourtant, en tant que Premier ministre, il aurait dû être le principal promoteur du dialogue. Or, aujourd’hui, il n’existe pas. Le fossé entre les Guinéens ne cesse de se creuser entre les acteurs politiques et les gouvernants, entre les acteurs sociaux et les gouvernants ” , a expliqué Dr Faya.
Chez l’union des Forces république, l’actuel locataire du palais de la colombe l’ex défenseur n’a pas été à la hauteur des attentes du peuple. Alya Kolon Bangoura qui a officié la Assemblée a fustigé les démarches de l’actuel chef du gouvernement guinéen.« Nous avons suivi son parcours depuis sa nomination. Mais globalement, c’est un bilan globalement négatif. Bah Oury que je connais, est un politicien qui a combattu au sein des forces vives de Guinée. Il a été un acteur principal dans cette lutte pour la démocratique », a-t-il rappelé.
Selon lui , la nomination de Monsieur Amadou Oury BAH avait suscité d’énormes espoirs au sein de la classe politique, à l’image de celle de l’ancien premier ministre feu Jean Marie Doré, en 2009, sous le CNDD.
Même son son de cloche au PEDN. Pour son porte- parole, les prédécesseurs de Amadou Oury Bah ont fait mieux que lui.
« Je crois que s’il devrait écrire aujourd’hui, il aurait accordé une mention spéciale aux premiers ministres des moments de transition et de consensus. Pour peu, il leur a été demandé de démissionner ou de dénoncer publiquement les contraintes, ce qui ne parait pas être appliqué aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Mamoudou DIALLO
