Ce qui est formidable chez Thierno Monénembo, c’est qu’il n’est pas un opposant par opportunisme, mais un intellectuel qui refuse le silence face à l’injustice.
Il a défendu Nanfo Diaby au moment où toute la Guinée voulait pendre le prédicateur. Mais il ne défendait pas un homme : il défendait la liberté de croyance de chaque Guinéen.
Vous oubliez vite sinon, vous devrez vous rappeler de sa tribune quand les gens ont voulu changer les noms authentiques des villages au Fouta.
Il a aussi pris position en faveur du masque Baga, tout en critiquant sans complaisance ceux que certains considèrent comme ses “parents”. Car les vrais parents de Thierno Monénembo, ce sont les défenseurs de la liberté, du droit, de la démocratie, et les opposants à l’oppression.
Il a toujours défendu la démocratie et les droits humains, sous Sékou Touré, Lansana Conté, Alpha Condé, et aujourd’hui encore. Pour le cas du régime de feu Sékou Touré, son discours n’a pas changé et ne changera pas. Il n’a pas cessé de critiquer le régime lorsque le Sily Sèkou était vivant et son pouvoir très fort, c’est aujourd’hui qu’il va changer à cause de vos réactions ? Incroyable
Les intellectuels de son rang, on les voit sur les plateaux télé en Europe. Ils réfléchissent, ils s’expriment. Ce que vous pensez de leur discours ? Ils s’en fichent. Que vous soyez contents ou fâchés ? Ce n’est pas leur problème. Thierno Monénembo ne s’attarde pas sur les réactions du moment. Il attend la prochaine actualité majeure, la prochaine violation des principes universels, pour reprendre la plume.
Facebook, Twitter… il ne perd pas son temps à lire les commentaires là-bas. Il pense le monde. Un travail bien plus délicat que de gribouiller quelques phrases sur les réseaux sociaux.
Par Abdoulaye Ciré DIALLO
