Le 1er avril 2024, nous avons suivis le décret fixant la date du référendum constitutionnel après le non respect du discours annuel du Président de la transition qui promettait que cette date devait être fixée dans le 1er trimestre 2025.
Ce nouvel engagement me laisse perplexe à plus d’un titre . D’une manière objective on ne peut pas parler d’élections sans la mise en place de façon consensuelle l’organe de gestion des élections OGE comme le stipule a charte de la transition .
Un autre préalable incontournable du processus électoral constitue la question du fichier électoral , en aucun cas on ne doit fixer la date du référendum sans cet outil précieux et j’estime que la période fixée pour le démarrage du recensement coïncide à une période de travaux champêtre pour la population rurale qui constitue plus de 50 % de l’électorat national.
Après avoir perdre plus de 2 ans sur le projet PN – Ravec qui n’a apparemment rien donné. Ma procuration majeur dans cette fuite en avant est l’absence du dialogue sur la conduite de cette transition.
Le Cnrd et le gouvernement ont brillé de leur mauvaise foi en écartant du processus les acteurs majeurs de la vie politique nationale. Il est impossible d’aller à une compétition sans discuter des règles du jeu qui la régissent. Depuis la nomination de l’actuel en l’occurrence de Mr Bah oury il ya eu pratiquement aucun cadre de dialogue permettant aux acteurs de s’accorder sur le minimum de consensus pour le retour à l’ordre constitutionnel normal .
Je pense bien que sans ces préalables cités ci-hauts il est impossible de sortir de cette transition, nous allons tourner en rond sans aucune solution fiable.
Je demande aux autorités de jouer à la carte de la transparence pour permettre notre pays de revenir dans la normalité car le peuple souffre profondément de cette transition boiteuse et inopportune qui a causé assez de dégâts dans tous les domaines de la vie .
Il est impératif qu’on respecte la volonté de ce peuple en leur permettant de choisir leurs représentants en toute sérénité à travers des élections libres et transparentes véritable gage de stabilité économique et d’un développement durable .
Signé Honorable Youssouf camara membre du bureau exécutif de l’UFDG
