La Haute Autorité de la Communication (HAC) vient suspendre le confrère à la demande de la directrice générale de predicive discovery. L’instance de régulation motive sa décision pour injures et diffamation à l’encontre d’Aïssata Béavogui, directrice pays de Predictive Discovery.
Après la décision de la haute autorité de la communication, la réaction du concerné n’a pas tardé à venir. Ce mardi 29 avril , soit 24h après la sanction, l’ administrateur général du site d’informations presseinvestigation.com est monté creanau pour dénoncer une décision liberticide .
Contacté par notre rédaction, le journaliste accuse l’institution de faire preuve de partialité en faveur de la plaignante et en rendant une décision hâtive.
Selon lui, il a été auditionné durant deux jours dans les locaux de la HAC. C’est alors qu’il s’y rendait le troisième jour pour solliciter l’intervention du président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, qu’il a appris sa suspension par voie de presse. Il rejette formellement les accusations d’injures et de diffamation la responsable de Predictive Discovery.
« Parce que l’article incriminé ne parle pas de la vie personnelle de Mme Aissata, mais plutôt de sa vie professionnelle. Parce qu’elle est directrice pays de la société Predictive Discovery, qui dispose d’une mine au niveau du parc national du Haut-Niger situé à Kouroussa. L’idée de l’article, c’était de chercher des informations, en tant que journaliste, auprès des responsables de la société, pour savoir comment elle va faire de l’exploitation dans cette zone protégée, sans porter préjudice à l’environnement. Très malheureusement, elle a interprété notre article, comme un article non seulement diffamatoire, mais aussi qui ternit son image et son honneur.”
La dispose que lorsqu’un citoyen est cité dans un organe de presse. Il dispose d’un droit de réponse. Le journaliste de bonne foi a proposé cette option mais la HAC lui a demandé, à la suite de cette affaire, de rédiger un article de démenti ou de présenter des excuses à la plaignante. Il dit avoir proposé, en guise d’alternative, de publier un droit de réponse, ce qui n’aurait pas été accepté.
“Dans la décision, ils ont dit que moi, j’ai refusé de donner la possibilité à la dame de donner sa version sur mon site. Qu’on me prouve qu’elle a rédigé un article de droit de réponse qu’elle m’a fait parvenir et que j’ai refusé de publier.”
Pour lui, c’est ce refus de se plier aux exigences de la HAC qui aurait motivé sa suspension ainsi que celle de son média.
“Moi, je pense que dans cette affaire, la HAC devrait regarder l’intérêt général. Ce n’est pas la personne des journalistes ou du site, mais l’intérêt général parce que l’article s’intéresse à un parc national qui est menacé”, a-t-il martelé dans sa déclaration.
Cette décision de la haute autorité de la communication ne sera pas sans conséquence Toumany Camara estime que cette décision de la Haute autorité de la communication pourrait faire peser sur l’épée Damoclès sur les journalistes guinéens dans le future .
. “Les conséquences de cela est que c’est une décision qui ouvre la voie aux prédateurs de la liberté de la presse et qui porte une atteinte grave à la liberté de la presse dans notre pays. Et c’est vraiment déplorable”, a-t-il soutenu.
La rédaction
