Ce samedi 10 mai 2025 , les citoyens du secteur 3 situé dans la commune de Matam ont reçu un préavi de déguerpissement . Ils ont déjà donc 72h pour quitter les locaux qu’ils occupent depuis près de 20 ans pour certains. Une décision qui n’est pas du goût des citoyens de la zone. Conséquence, les forces de sécurité ont été obligées de faire recours aux gaz lacrymogènes dans la journée de ce samedi pour étouffer la contestation dans cette partie de Conakry.
Makhissa CAMARA réside au secteur 3 , elle est concernée par cette opération de déguerpissement prévue dans 72 heures . Aujourd’hui, âgée de plus d’une soixantaine d’années , elle ne sait plus où donner la tête car étant dépassée par l’ampleur des évènements. Elle sollicite la clémence du chef de l’État , le général Mamadi DOUMBOUYAH dans cette affaire.
« Bientôt, la période des examens scolaires et des grandes pluies, ils viennent de nous dire de quitter dans 72h car ils veulent démolir les bâtiments. On a pensé que c’est Juste une blague. Contre toute attente, ces sont les autorités en compagnie d’hommes que nous avons de mettre des crois sur nos habitations » , a-t-elle lâche avec un visage exprimant la tristesse.
Veuve depuis plusieurs années, la porte parole demande un délai supplémentaire car pour elle , à l’approche des grandes pluies, il est pratiquement difficile de se trouver un logement dans la capitale. Donc par conséquent les 72h accordées sont largement insuffisantes .
« Nous maris travaillaient ici et aujourd’hui , ils sont tous de décédés. Aujourd’hui , les responsables de la société DSD sont venus , ils veulent déguerpir de force sans aucune forme de respect de procédure. Donc , dites au général Mamadi DOUMBOUYAH de nous aider car nous n’avons pas où l’approche de ces grandes pluies. Certains parmi nous travaillons et certains sont en situation de chômage. Nous sommes très nombreux, c’est tout le secteur 3 dans la commune de Matam qui est concerné par cette opération de déguerpissement.
Cet autre citoyens rencontrés dans les alentours de la direction de la société DSD , dénonce méthode que les autorités veulent utiliser pour les faire partir de la maison qu’il occupé pendant des années. Il estime que les dirigeants ont complètement violé les textes qui encadrent le déguerpissement surtout en période des grandes.
« Nous ne sommes pas contre car les bâtiments appartiennent à l’État . C’est son bien, ils peuvent le récupérer. Mais la loi a défini une procédure en la matière. Lors de sa dernière visite au siège de la société DSD , le ministre des transports a dit que les installations de la société sont vieilles . Ils parlé de la démolition des hangars qui sont dans la cour. Mais , je n’ai jamais entendu Ousmane Gaoual DIALLO parler de autres bâtiments de la cité. Ils doivent arrêter de se servir de l’image du ministre pour nous faire du mal. Le ministre n’a rien avoir de se trame contre nous . Ce sont des cadres de la société qui veulent nous déguerpir pour leurs propres intérêts et projets . Il faut que l’État respect des textes. Nous sommes des citoyens avant tout », a-t-il soutenu sous les ovations de ceux qui pourraient être concernés par cette vaste opération de déguerpissement qui concerne près 4500 personnes.
Mamoudou DIALLO
