Le mercredi 12 février 2025, lors de la cérémonie d’ouverture d’une session de formation destinée aux journalistes des médias publics et privés à Kindia, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a déclaré que la loi L002, qui encadre la profession de journaliste, ne couvre pas les activités sur les réseaux sociaux.
Il a tenu à mettre en garde :
« La loi actuellement en vigueur ne prend pas en compte les web TV ni les web radios. Ceux qui s’aventurent à en créer, s’ils commettent une infraction, seront poursuivis sur la base de la loi sur la cybersécurité, car leurs actes auront été posés via Internet. »
Et d’ajouter, plus fermement encore :
« Ils ne bénéficieront donc pas des protections prévues par la loi sur la liberté de la presse, notamment celle qui dépénalise les délits de presse. »
Dans l’affaire Lamine Guirassy, l’information incriminée qualifiée de « fausse » a pourtant été publiée sur une page personnelle, via un réseau social.
Alors, pourquoi cette distinction dans l’application de nos lois ? Était-ce une simple opportunité qu’on attendait pour faire tomber une figure de poids ? En quoi cette publication a-t-elle réellement troublé l’ordre public ?
Autant de questions sans réponses claires, qui me laissent profondément perplexe. J’en viens à penser qu’une campagne de répression vise désormais les journalistes jugés trop critiques, ou simplement pas assez alignés.
Et pour la première fois, j’ai peur. Peur d’être journaliste dans ce pays.
Courage à toi, n’tomah.
Lamine KABA
