Le secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux et de la lutte le crime organisé a présenté ce vendredi 1er Août 2025 des présumés trafiquants de drogue. Il s’agit de deux jeunes qui ont été arrêtés à la Camayenne dans le cadre de l’opération« épervier» entamée depuis quelques mois par l à autorités de la transition.
« Nous allons vous présenter aujourd’hui deux individus interpellés pour détention, vente et complicité par rapport à la drogue cocaïne et frappe. Et donc dans la nuit du 31 juin 2005, aujourd’hui à 12h, ces deux individus, dont Amadou Baïdi, et Amadou Kamara ont été interpellés à la Camayenne secteur Paillotte. En position isolée, à l’issue de leur fouille par l’équipe de patrouille, il a été mis en évidence quelques doses de cocaïne et de crac. Interpellés, ils ont conduit l’équipe dans une chambre où ils gardaient le reste. Au total, 40 boules de Crack ont été saisis et neuf boules de cocaïne pesant 38 grammes. Et donc, ils ont été interpellés et conduits dans notre service pour le besoin d’enquête. Interrogé sur les faits, le nommé Amadou Baïdi Cherif a reconnu les faits de détention ,de recèle de drogue cocaïne et de Crac» .
Très vite la seconde personne interpellée reconnaît les faits de complicité car facilitant les operations de vente selon le commissaire principal Foromo SOROPOGUI.
« Quant à son collègue, le nommé Amadou CAMARA, il a reconnu les faits de complicité parce qu’il facilitait la mise en contact des vendeurs et des clients. Donc, brièvement, je vais vous présenter la substance» .
Selon le commissaire principal Foromo SOROPOGUI , la drogue crack resulte d’un mélange de plusieurs substances réputées dangereuses pour la santé humaine.
«La cocaïne, vous êtes habitué à entendre ce nom, mais le crack, je voulais vous dire que c’est un mélange de cocaïne et de substances bases. Cette base-là, pour pouvoir détailler, c’est une manière d’inciter la jeunesse à préparer le crack. Mais le nom crack provient du bruit qu’émet le chauffage dans ce mélange» .
Interrogé, sur les faits Amadou Baïdi CHERIF tente de se défendre. Selon lui, il aurait reçu ces substances par le trichement d’une personne dont il n’a pas révélé l’identité à la presse.
« C’est un grand qui m’a donné le plastique rempli de ces deux substances. C’est un ami qui m’a mis en contact avec ce grand pour que j’intègre ce circuit, il y a deux mois. Une boule de la drogue Crack est vendue à 25.000 GNF. C’est ce que mon grand m’a dit. C’est chez moi que les militaires m’ont arrêté. Ce n’est pas mon travail, je travaille au port. C’est un grand qui m’a mis dans cela. Je regrette ces faits, je reconnais que c’est avec moi qu’on a pris toutes ces drogues. Si je savais que j’allais me retrouver là, je n’aurai jamais mis mon pied dedans. Je ne consomme ni la drogue crack, ni la cocaïne », a-t-il fait savoir.
Les autorités du secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux et de la lutte le crime organisé promettent d’être sans état d’âme . Le dossier sera déféré devant les tribunaux pour la suite de la procédure.
« À la traditionnelle, quand il y a des personnes interpellées et à l’issue des enquêtes sont retenues contre eux des indices concordants à la commission d’une infraction, ils sont naturellement conduits devant le paquet pour la suite des investigations qu’elle conduira à leur jugement. Remercier, reconnaissant les efforts qu’ils fournissent, dans la réalisation de nos différentes opérations. Comme la population, nous nous appellons tous les personnes ayant des informations à collaborer avec nous » .
Mamoudou DIALLO
