Dans une déclaration publiée ce lundi 8 septembre 2025 à la maison de la presse à Conakry,le mouvement agissons pour la Guinée a annoncé la suspension de ses prise de parole publique.
« Dans le respect de la loi et de l’esprit républicain, nous avons déposé une demande officielle d’autorisation auprès du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. La loi est claire :
l’administration dispose de trois mois pour nous répondre, favorablement ou défavorablement. Mais aujourd’hui, six mois ont passé. Pas une réponse. Pas une explication. Un silence qui ne dit rien, mais qui signifie tout : une volonté manifeste de nous écarter du débat politique, d’étouffer notre voix, d’empêcher l’expression d’une alternative citoyenne» a déclaré Ibrahima Kalil DIALLO devant la presse .
Face à cette situation le mouvement dirigée par l’ancien journaliste a annoncé que sa structure va saisir la justice pour être rétabli dans ses droits afin qu’il puisse légalement exercer ses activités.
« Face à cela, nous avons pris une décision claire : nous allons saisir la justice guinéenne. Parce que demander l’autorisation d’exister politiquement n’est pas une faveur, c’est un droit garanti par nos lois. Et nous voulons que ce droit soit respecté. Soyons clairs : notre entrée en politique n’a jamais eu pour but de créer des problèmes. Elle n’a jamais eu pour but de semer le désordre. Au contraire, nous voulons participer, proposer, critiquer lorsque c’est nécessaire, mais toujours avec la volonté de construire. Nous voulons contribuer à l’émergence d’une nouvelle Guinée, une Guinée où la politique ne rime plus avec violence, exclusion ou manipulation, mais avec respect, justice et progrès.
Face à la non reconnaissance de son mouvement par les départements de tutelle , les mouvements par la voix de président annonce vouloir la suspension de ses participations au débat public en attendant sa régularisation.
« Cependant, parce que la loi ne nous reconnaît pas encore officiellement, nous ne pouvons exercer pleinement sur le terrain. Et parce que nous vivons dans un pays où une simple critique pacifique peut conduire en prison, nous avons choisi – par responsabilité – de suspendre, pour l’instant, nos prises de parole publiques sur les questions politiques et de gouvernance» a affirmé l’ex chroniqueur de la radio fréquence média.
Par ailleurs, l’ex secrétaire général adjoint du SPPG a précisé que cette suspension de prise de parole publique n’est pas synonyme de démission,ni de peur.
« Je veux que cela soit bien compris : ce n’est ni une démission, ni une peur. C’est un acte de prudence, de protection. Protection pour nous-mêmes, pour nos familles, pour nos amis. Car l’histoire de notre pays nous enseigne que la parole, lorsqu’elle dérange, peut coûter cher. Mais attention : cela ne veut pas dire que nous allons nous taire sur tout. Lorsque des enjeux majeurs se poseront, nous prendrons la parole. Lorsque l’avenir de la Guinée sera en jeu, nous ferons entendre notre voix. Nous restons engagés, mais nous choisissons d’être stratégiques et responsables» ,a laissé entendre le président de l’organe provisoire de l’APG.
La rédaction
