À l’approche de chaque élection présidentielle en Guinée, une réalité s’impose avec de plus en plus d’évidence : le critère de compétence est relégué au second plan, tandis que l’argent devient le sésame indispensable pour briguer la magistrature suprême.
La caution exigée pour être candidat, censée garantir le sérieux des postulants, s’est transformée en un filtre économique injuste, écartant de facto de nombreux Guinéens compétents, patriotes et porteurs de projets de société solides, mais dépourvus de moyens financiers suffisants.
Ce glissement du politique vers le financier traduit une inquiétante dérive : le pouvoir devient un privilège réservé aux plus riches, et non plus une mission de service public. Dans ce contexte, la démocratie guinéenne se retrouve prisonnière d’un système où la fortune supplante la vision, et où la représentativité populaire est faussée dès le départ.
Plusieurs observateurs dénoncent cette tendance, estimant que la caution électorale devrait être révisée à la baisse ou remplacée par des critères de compétence, de moralité et de programme clair. Car l’avenir d’une nation ne saurait dépendre du poids du portefeuille, mais bien de la qualité des idées, de la probité et de la capacité à gouverner avec justice et efficacité.
La Guinée mérite des dirigeants compétents, intègres et engagés pour le bien commun — non des candidats sélectionnés par la seule puissance de l’argent.
La rédaction
