L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) a publié, mardi 28 avril 2026, un communiqué alarmant dénonçant des actes de violences physiques et de torture présumés à l’encontre de la journaliste, blogueuse et militante Warda Ahmed Souleymane, actuellement détenue à la prison des femmes de Nouakchott.
Selon l’organisation, la détenue, poursuivie dans une affaire liée à des déclarations diffusées en direct sur Facebook concernant la mort du militant Mohamed Laghdaf Nema, aurait été victime de brutalités dans la nuit du 28 avril après avoir réclamé, sans succès, un accès à des soins médicaux pour des douleurs persistantes.
IRA affirme que plusieurs agents de la Garde nationale, sous la direction d’un adjudant-chef identifié comme Niang, seraient intervenus dans sa cellule avant de lui infliger des coups violents ayant entraîné une chute grave, possiblement à l’origine d’une fracture de la cuisse.
Transportée par la suite à l’hôpital national, la détenue aurait reçu une prise en charge médicale, tandis que l’organisation dénonce également le maintien de ses menottes durant les soins, malgré l’opposition du personnel médical.
Dans son communiqué, IRA condamne fermement ce qu’elle qualifie de traitement inhumain et dégradant, particulièrement préoccupant au regard de l’état de santé critique de la détenue, qui serait enceinte selon plusieurs témoignages.
Le mouvement abolitionniste tient directement les autorités mauritaniennes pour responsables de toute aggravation de son état de santé et interpelle l’opinion nationale et internationale sur la situation.
Source : TRUST Magazine du mercredi 29 avril 2026
