C’est sous une très forte pluie que la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique lancé ce vendredi 11 juillet 2023 les épreuves du concours d’accès aux classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba et à l’Institut Félix Hophouet Boigny . C’est l’université vGamal Abdel Nasser de Conakry qui servi de cadre à la cérémonie de lancement .

« Son excellence le président de la République, le colonel Mamadi Doumbouya m’a instruit d’ouvrir à la rentrée 2023 à 2024, les classes préparatoires en République de Guinée pour une formation d’élite. Il a rappelé qu’après l’ouverture du Prytanée militaire, il faut qu’on aille vers les classes préparatoires et qu’on ouvre l’Institut polytechnique ici en Guinée. Cela va de sa volonté de former une élite guinéenne compétitive, mais également au service de la Guinée.Aujourd’hui, vous avez constaté l’engouement qu’il y a derrière ce concours. Et pour nous, c’est un moment historique parce que depuis l’initiative portée par mon département en 2017, c’est cette année que la Guinée va recruter une première promotion pour accéder aux classes préparatoires et sur nos territoires« , a indiqué Dr Diaka Sidibé .
Une délégation ivoirienne conduite par BROU Kouadio accompagne la Guinée dans le cadre de l’organisation cette session 2023 .
« C’est une bonne collaboration que nous avons depuis un certain nombre d’années. Cette année c’est un grand défi parce que généralement on était habitué à une centaine de candidats et cette année on est à plus de 500 candidats. Donc l’organisation comme vous le voyez est un peu rude mais nous tenons, les épreuves ont bien démarré et nous espérons tirer les meilleurs candidats pour intégrer les classes préparatoires l’année prochaine », a martelé l’enseignant ivoirienne .

Selon Abdoulaye KEITA ,conseiller chargé de mission au ministère de l’enseignement supérieur, cette session 2023 revêt une particularité.
« L’ autre particularité des classes préparatoires, ce que les étudiants seront pris en régime internat : ils seront logés, nourris…et dans des conditions optimales de vie et d’apprentissage qui leur permettent d’être parmi l’élite de l’intelligentsia du pays.Ce sont les meilleurs que nous estimons du baccalauréat guinéen, que nous réévaluons à travers des sujets qui ont été choisis par la Côte d’Ivoire et qui vont nous donner un résultat que nous espérons vraiment comme toutes les années antérieures, un résultat du mérite. La spécificité, c’est que cette année, nous souhaitons ouvrir la filière MPSI. C’est la raison pour laquelle nous envoyons des étudiants à Yamoussokro mais en collaboration avec cette institution sœur de la Côte d’Ivoire, nous avons co-organisé ce concours afin dans un premier temps, sur instruction des autorités, de recruter 40 élèves étudiants qui vont être installés à Dalaba pour cette filière.
Il a par ailleurs indiqué qu’à l’issue de ce concours les admis seront orientés à l’école préparatoire de Dalaba en moyenne Guinée et à Yamoussokro en Côte d’Ivoire.
” Ensuite, nous allons prendre une dizaine d’autres que nous allons continuer à travers cette coopération, à envoyer en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas un objectif obligatoire à atteindre en terme de moyens, mais c’est en terme de qualité. C’est le résultat du concours, l’évaluation qui va en découler qui va déterminer le nombre d’admis et en fonction duquel nombre nous allons choisir les candidats qui vont être orientés, soit à l’école préparatoire de Dalaba ou l’Institut Polytechnique Félix Hophouet Boigny de la Côte d’Ivoire« , explique Abdoulaye Keita, coordinateur et conseiller chargé des missions au MERSRI.

Hadja Mariam Baïlo Diallo est lauréate de l’école Saint André de Labé et candidate à ce concours et veux être ingénieur afin d’aller poursuivre ses études en Côte d’Ivoire.
cette année près de 500 candidatures ont été enregistrées pour une quarantaine de places .
Mamoudou DIALLO
