Sans le développement des infrastructures minières pas de production minière, tels sont les propos du conseiller juridique de l’agence nationale d’aménagement des infrastructures minières( ANAIM) lors d’un panel qu’il a animé à l’occasion d’une cérémonie de récompense des acteurs qui font bouger le domaine à Conakry le 11 novembre 2023 . Une cérémonie à travers laquelle les efforts de Mohamed BANGOURA directeur général de cette agence et son équipe ont été récompensés.
Une récompense d’ailleurs saluée de passage par Ibrahima DIALLO avant de poser la question de savoir sans les infrastructures minières de l’OFAB que seraient les grands gisements miniers de la région de Boké.
<<La première chose qui me vient à l’esprit,c’est de savoir que seraient les gisements de la Région de Boké , si on avait pas les infrastructures ferroviaires de kamsar-Sangaredi? Que seraient les gisements de Simandou, si aujourd’hui, on est pas dans le proje de réalisation des infrastructures férroviaires et portuaires, prévu à cet effet. Le code Minier en vigueur,en son article 121,stipule que,cest l’Etat qui doit construire les infrastructures minières.Mais il peut aussi utiliser l’option du partenariat Public-privé.Dans ce cas, l’Etat agi auprès du partenaire par un organime qu’il contrôle.Donc quelque soit la manière du financement des infrastructures minières en Guinée,l’Etat reste partie prenante>>.
Le Conseiller judirique est en outre revenu sur la politique de mutualisation des infrastructures minières et le schéma directeur. Deux thèmes d’ailleurs qui était au cœur du débat minier de 2010 à 2021. le conseiller juridique de l’ANAIM est revenu sur les avantages de ces deux principes.

<<La mutualisation permet l’utilisation partagée entre differentes sociétés minières,les infrastructures de transport de minerai réalisées par l’Etat ou par les Entreprises.L’illustation parfaite de ce cas,est le chemin de fer Sangarédi-kamsar,utilisé aujourd’hui par COBALD,CBG et GAC. Quant au schéma directeur,il consiste à l’établissement des differents corridors.Le corridor Nord-Ouest,le Corridor Central et le Corridor Nord-sud. Ces deux principes permettent à l’Etat de règlementer,de mettre de l’ordre dans la construction et l’utilisation des infrastructures minieres notamment ferroviares et portuaires. Parce que,si on permet à chaque société de réaliser sa propre infrastructure, imaginons la Guinée à 300km de zone cotière.Si par exemple,on a 30 sociétés,chacune fait 10km pour réaliser son quai.Mais dans ce cas c’est le desordre.Donc il faut encadrer effectivement les sociétés minières,dans la réalisation de leurs infrastructures>> a-t-il martelé
Une discorde entre le Ministères des transports et l’ANAIM autour de la délivrance des autorisations de transport portuaire aux sociétés minières .Mais selon le conseiller de l’agence nationale d’aménagement des infrastructuresminières ( ANAIM) depuis l’arrivée de la nouvelle équipe dirigée par Mohamed BANGOURA des initiatives sont en cours pour harmoniser les points de vue autour du sujet à travers l’application des textes.

<<Il arrive parfois que certaines sociétés minières passent par le Ministère des transports pour obtenir une autorisation,alors que l’octroi de ce document rélève de l’ANAIM. Pour rejoudre cette problémathique aujourd’hui,il faut exiger le respect de la loib>>, a-t-il lancé
Depuis l’arrivée de Mohamed BANGOURA à la tête de cette entité, des efforts sont menés dans le but de faire appliquer les textes mais aussi les faire respecter.Mais selon le conseiller juridique et binôme du directeur général de l’agence en charge de la mise en œuvre de la politique de l’Etat guinéen dans le secteur des infrastructures minières il n’est ’est pas évident car certaines Entreprises minières glissent dans les mailles du filet entre les differentes structures de l’Etat. Des difficultés qui entravent aujourd’hui la mise en œuvre de la politique de développement engagée par l’ANAIM dans le but d’avoir des effet positifs pour la population et l’environnement .
Mamoudou DIALLO
