Après les organisations guinéenne de défense des droits de l’homme, c’est le tour du bureau Afrique subsaharienne de Reporter sans frontière (RSF) d’exprimer son inquiètude suite au brouillage des radios et la restriction des réseaux sociaux en Guinée.
« Les brouillages des radios indépendantes et l’inaccessibilité des réseaux sociaux rappellent combien la liberté de la presse est fragile en Guinée. Les citoyens sont actuellement privés de leur droit d’accès à une information plurielle. Le brouillage des radios ressemble dangereusement à un sabotage pour les faire taire et envoie un signal extrêmement préoccupant. Les autorités doivent sortir de leur silence et tout mettre en œuvre pour y remédier . Plusieurs entraves ont été comptabilisées : en octobre, dix journalistes ont été arrêtés et conduits au tribunal de Kaloum à Conakry alors qu’ils couvraient une manifestation pour la liberté de la presse et contre le blocage, depuis deux mois, du site d’information Guinée Matin. Plusieurs d’entre eux ont été brutalisés» peut-on lire dans une déclaration de reporter sans frontière.
Sadibou Marong appelle les autorités à briser le silence afin de mettre à cette situation qui constitue une violation de la liberté d’expression des citoyens guinéens.
