Dans la journée de ce vendredi 05 avril 2024, plus d’une dizaine de policiers de la routière étaient mobilisés au carrefour du marché de Bonfi sur la route du Niger.
Leur Opération : sauter devant les motos en pleine circulation, arracher la clé du contacteur, contraindre le motard à pousser son engin pour l’enlever sur la chaussée, puis l’engent interpellateur récupère de force la moto, destination la fourrière de la police routière de Bonfi.
Aujourd’hui, en ce jour saint de DIEU (ce vendredi), en plein Ramadan et à moins d’une semaine de la fête de Ramadan, comme de nombreux citoyens détenteurs d’engin roulant, un journaliste est tombé dans cette embuscade dans les environs de 11h.
Parmi les éléments de la police routière qui étaient posté à ce niveau, il y a un agent qui a fait irruption au beau milieu de route devant la moto d’un homme de médias.
Il arrache la moto du journaliste qui par respect de l’homme en uniforme s’est plié au comportement irrespectueux de l’agent. Et, malgré que le journaliste s’est présenté au coordinateur des policiers sur place, l’agent a conduit la moto à la fourrière de Bonfi.
Parti pour chercher son engin à la fourrière, dès au portail, le journaliste constate une policière assise-là, elle détient une liste de vérification des motos saisies et elle s’adresse très mal au gens venus pour cette cause.
Une autre policière se trouve dans un petit bureau à l’intérieur de la cour. Celle-ci est chargée de récupérer l’argent que les motards et automobilistes interpellés sont sommés de payer. Tout juste à côté de cette receveuse du butin. Un policier est présent. Ce dernier veuille sur les clés des engins arraisonnés et les restituent aux propriétaires qui ont versé l’argent.
C’est dans ce circuit que les gens viennent payer l’argent des infractions qu’on leur reproche à tort ou à raison , sous le coût de verbalisation de 110.000 francs guinéens pour libérer chaque engin arraisonné. Un montant qui ne va jamais dans les caisses de l’Etat. Parce l’argent est payé sans aucune traçabilité. La policière qui était à la caisse a exigé au journaliste de payer mordicus la somme en question pour entrer en possession de sa moto comme tous les autres. Le journaliste s’est acquitté les 110.GNF, sa moto lui a été remise.
Alors par rapport à ses pratiques déshonorantes qui persistent encore dans la police guinéenne, tout porte à croire qu’il existe des individus mal intentionnés au sein de la police guinéenne qui sabotent l’esprit de la Refondation de l’Etat prôné par le Général Mamadi DOUMBOUYA, président de la Transition.
Par ailleurs, les questions que le peuple qui est propriétaire des pouvoir publique se pose aujourd’hui, est de savoir, puisque les hommes en uniforme n’agissent jamais sans ordre hiérarchique, le Ministre Bachir DIALLO est-il derrière ses arnaques policières en plein mois de Ramadan ? Sinon quelles dispositions, il a mises en place pour traquer les policiers qui cherchent les habits de fêtes de leurs familles sur le dos des pauvres guinéens avec la manière la plus déloyale ?
Le peuple attend les réponses.
Affaire à suivre !
Toumany CAMARA pour Presseinvestigation.com
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