les capitaux de ces Etats déposés dans les comptes d’opération sont utilisés par la France selon certains observateurs soit pour combler les déficits du trésor français vis-à-vis de la banque de France, ou pour combler le déficit de la balance des paiements de la France. À cela s’ajoute le dépôt des avoirs en or et en devises des africains auprès du Trésor français.
Le conseiller spécial du général de Gaulle, Jacques Rueff disait en substance: » je cite quelle liberté de décision peut être celle d’un pays dont les réserves monétaires, instrument et condition de la convertibilité de sa monnaie sont en dépôt à l’étranger fin de citation.
Pour lui il faut que l’Afrique se débarrasse de cette monnaie coloniale, c’est-à-dire conquérir sa souveraineté monétaire, le droit de battre monnaie a été considéré de tout temps comme un attribut essentiel de la souveraineté » fin de citation.
D’ailleurs l’ancien président sénégalaise,Abdoulaye Wade du Sénégal s’exprimant sur la question demandait aux , africains faire une prise de conscience pour sauvegarder leur indépendance voire même leur dignité.
Un autre père des indépendance africaines, Modibo Keita du Mali disait ceci : << aussi loin que nous remontons dans le temps, l’histoire nous enseigne que le pouvoir politique s’accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie.
A en croire Édouard Balladur ancien premier ministre français la monnaie n’est pas un sujet technique, mais politique qui touche à la souveraineté et à l’indépendance des nations.
Daouda Dacko Camara
