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Accueil » Guinée / Conakry : ” Mes souvenirs d’enfant sur Boffa ” , Mady BANGOURA
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Guinée / Conakry :  » Mes souvenirs d’enfant sur Boffa  » , Mady BANGOURA

karakannews.comBy karakannews.comaoût 5, 2022Updated:août 5, 2022Aucun commentaire2 Mins Read
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Alors tout petit, (je ne me rappelle plus exactement de l’année), je me rendais pour la première fois dans mon village de Kakala, situé à 60 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Boffa dont il relève, et à 57 kilomètres de Boké.

Un voyage qui avait une double vocation. Car, en plus de consacrer le mariage de ma cousine Yarie Camara, il devrait également être mis à profit pour faire la pose de la première pierre d’une maison que mon dédunt père y construisait.

En ce temps, sur une distance de moins de 300 kilomètres, il n’était pas évident de quitter Conakry et d’arriver chez moi le même jour. Si fait que les voyageurs s’armaient de provisions, à manger au cours du trajet.

Ce jour, tôt le matin, nous quittâmes Conakry. Mais nous n’arrivâmes à Guèmèyiré (port de Boffa) que tard le soir, aux environs de 18H. A peine que le véhicule qui nous transportait, arriva, nous aperçûmes le bac en haute mer. On nous informa qu’il accomplissait ainsi son dernier voyage du jour.

Désolation et peine se lisaient alors sur le visage des uns et des autres. Parce que nous étions condamnés à passer la nuit au port.

La nuit tombée, de petits moustiques appelés *murumuntunyi commencèrent à nous accueillir à coups d’amères piqûres qui m’étaient personnellement insupportables. Pourtant, ces insectes étaient si minuscules qu’on pouvait les écraser sans s’en rendre compte.

A cela, s’ajoutaient des cris bizarres d’autres animaux qui nous parvenaient de partout à travers le port.

Au petit matin, moi, j’étais méconnaissable. Parce que je présentais la face d’un enfant durement éprouvé par la varicelle. Tellement les piqûres de ces petites bêtes ne m’avaient pas loupé.

Aux environs de 10H, le bac reprit son parcours sur la Fatala où il assurait la traversée des véhicules et de leurs passagers. Une fois à l’autre rive de la mer, nous regagnâmes l’intérieur de notre véhicule, qui se mit aussitôt à défier la mauvaise route d’alors. Et ce n’est qu’à 17 heures que nous arrivâmes chez nous, exténués.

Aujourd’hui, toutes ces souffrances endurées sur cette route nationale ne sont que de vieux souvenirs. Car, en une journée, on peut y effectuer deux fois l’aller et le retour désormais.

Mais jusqu’à présent, quand je pense aux piqûres que ces pauvres bêtes m’ont injectées, je sursaute.

Merci au Général Lansana Conté qui a favorisé cette facilité !

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