S’il y a un domaine qui a mal à l’allumage c’est bien le dialogue national. Depuis le 5 septembre dernier, les nouvelles autorités tentent le tout pour le tout pour le réussir. Impossible. En tout cas jusqu’à date. Mais pourquoi le dialogue entre pouvoir et acteurs sociopolitiques a du mal à démarrer? Pour Khalifa Gassama Diaby, ancien ministre des droits de l’homme, applaudi pour sa franchise et la précision dans ses analyses, le problème n’est pas à chercher ailleurs, il réside avant tout dans le postulat proposé.
« On ne peut dialoguer que dans le respect, la sincérité et l’humilité. On ne peut dialoguer que lorsque les différentes parties au dialogue sont sincèrement animées d’une réelle volonté d’aboutir à une solution heureuse et profitable à tous », déclare-t-il à Mediaguinee. Déplorant ainsi le manque de sérieux qui entoure ce dialogue tant chanté par tous.
»Lorsque le but d’un dialogue réside dans la fourberie, la tricherie, c’est une perte de temps. Enfin pour dialoguer, il faut que les objectifs et les principes du dialogue soient définis et respectés. Vos dialogues qui ressemblent aux discussions dans la cour du roi Pétaud, n’intéresse pas les Guinéens. (…). Je pense d’ailleurs que le concept de dialogue est devenu une diversion ridicule et permanente dans ce pays. C’est quand même grave de voir ce pays tourner le dos à ce point au sérieux et à la responsabilité ! », fustige-t-il.
