Les 6 et 7 novembre 2024, Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a accueilli l’atelier régional de presse organisé par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Cet événement a réuni au total 38 journalistes issus du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, quatre des cinq pays couverts par le CICR dans la région.
L’objectif principal de cet atelier est d’apporter aux journalistes des informations fiables et approfondies sur le CICR, ses entités, son emblème, ses missions, son rôle et ses activités. À travers plusieurs sessions et modules interactifs, l’événement visait à renforcer la compréhension des journalistes concernant les actions du CICR et à enrichir leurs connaissances.
Les sessions ont été animées par des experts du CICR, qui ont détaillé le mandat et les missions de l’organisation. Samuel Mawusse ATTIKOSSIE, l’un des formateurs, a expliqué que la mission du CICR repose sur trois axes principaux : « apporter assistance et protection, veiller au respect du droit international humanitaire, et jouer un rôle d’intermédiaire neutre ». Il a également souligné l’importance des sept principes fondamentaux qui guident l’action du CICR : « humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité », des principes que Rasmina Guehi a également abordés en profondeur.
Stéphane, un autre facilitateur, a approfondi la question du droit international humanitaire, précisant qu’il désigne l’ensemble des règles régissant les relations entre les acteurs du droit international. Il a insisté sur l’importance de distinguer les conflits armés internationaux des conflits armés non-internationaux, afin de mieux appréhender et interpréter les situations selon les principes du droit international humanitaire.
Un autre volet crucial de cet atelier a été consacré à la protection, un domaine essentiel des activités du CICR, de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Olivier Muvunyi, Chef d’équipe RLF, a animé ce module en détaillant les trois principaux domaines d’intervention du CICR :
1. La protection des populations civiles ;
2. Les activités en faveur des personnes privées de liberté (détention) ;
3. La protection des liens familiaux.
Muvunyi a insisté sur l’importance de la prise en charge des personnes disparues à la suite de conflits, de catastrophes ou de migrations forcées, soulignant la nécessité de répondre aux besoins des familles affectées par ces disparitions.
La première journée de cet atelier, lancée ce mercredi dans un hôtel d’Abidjan, s’est clôturée sur une note de satisfaction générale. Les participants ont salué la qualité des échanges et des formations, soulignant l’importance de telles initiatives pour approfondir leur compréhension sur les enjeux humanitaires.
Diaraye Guirassy
