Après le kidnapping du journaliste Habib Marouane, le président de l’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’État de Droit (IRDED), Me Thierno Souleymane Baldé vient de tirer la sonnette d’alarme suite à la menace qui plane désormais sur la liberté de la presse. Un des piliers d’une démocratie.
« La presse, c’est l’oxygène de la démocratie. Il a fallu qu’on se batte pendant des décennies pour pouvoir obtenir certains acquis en matière de démocratie. Mais malheureusement, on sait que ces acquis sont menacés ces derniers temps. C’est ce qui est vraiment dommage. Il n’est pas possible de construire un État démocratique si la liberté de la presse n’est pas garantie », a-t-il martelé.
Selon lui , cette une atteinte grave à la liberté d’expression est une menace directe pour la démocratie. Il s’est également inquiété de l’impact de ces actes sur le futur du pays. « Et si nous n’arrivons pas à prendre conscience des risques et des dangers, de mettre en cause et surtout de détruire les acquis que nous avons obtenus, cela va être très difficile », a-t-il laissé entendre.
Face à cette situation, Me Baldé interpelle les autorités et tous les citoyens. « Il faudrait à la fois que les autorités et les citoyens puissent prendre conscience de l’importance de préserver les acquis obtenus grâce à une lutte pendant des décennies, où beaucoup de gens se sont sacrifiés pour pouvoir consolider la démocratie et l’État de droit en Guinée », a-t-il souligné.
Il invite chaque citoyen à prendre ses responsabilités pour sortir le pays de ce marasme social et politique.
« Chaque citoyen, chaque personne doit jouer son rôle pour sortir de cette situation. Cela passe par une prise de conscience collective sur les dangers de tels actes dans une société ».
