Depuis son accession au pouvoir, le Général Mamadi Doumbouya a fait de la jeunesse un pilier central de la transition guinéenne. Convaincu que le renouveau du pays passait par une nouvelle génération de dirigeants, il a placé de nombreux jeunes à des postes stratégiques à travers des décrets de nomination audacieux.
L’objectif était clair : insuffler une nouvelle dynamique de gouvernance fondée sur l’intégrité, l’engagement et le patriotisme.
Cependant, l’enthousiasme initial a laissé place à une dure réalité. Ces jeunes, qui fustigeaient l’ancienne classe dirigeante et revendiquaient une gestion exemplaire, sont aujourd’hui au cœur de plusieurs scandales. Articles de presse et rapports d’audit révèlent des cas de détournements massifs, de mauvaise gestion et de délinquance économique. Là où on attendait serviabilité et exemplarité, certains ont préféré succomber aux sirènes de l’enrichissement personnel.
Il est important de rappeler que “le chef n’a pas d’amis, seulement des collaborateurs”. Face aux dérives, sa main ne tremble pas : plusieurs responsables d’établissements publics administratifs (EPA) sont actuellement sous enquête, et certains ont déjà été écroués. Cette fermeté est une réponse nécessaire dans un pays riche en ressources naturelles, mais trop souvent pillé par ses propres élites.
Si ces dérives sont regrettables, la démarche du Général Mamadi Doumbouya reste salutaire. Il envoie un signal fort : l’impunité ne sera pas tolérée. La transition guinéenne doit être celle du renouveau, et non une simple reproduction des pratiques du passé sous un nouveau visage. L’espoir est encore permis, à condition que la jeunesse prenne enfin conscience de la responsabilité historique qui lui incombe.
Le défi est immense, mais la volonté de redresser le pays reste intacte. Pour ceux qui se sont égarés, la justice tranchera. Pour ceux qui restent fidèles aux idéaux de probité et de service à la nation, l’histoire retiendra leur engagement.
Amadou Oury BAH ” Hamza”
