L’humanité célèbre la journée du 8 mars , une journée dédiée aux droits des femmes depuis 1977. Une manière de célébrer ses héroïne afin de mettre en lumière leur courage, talent , démarcation , leur détermination et leur engagement dans le domaine où elles évoluent . C’est le cas de Maître Halimatou CAMARA, une avocate pas comme les autres.
Inscrite au Barreau de Guinée à un jeune âge sur une liste de plus de 400 avocats , elle est l’une des rares femmes à de se remarquer à travers ses engagements dans les procès que certains qualifient de cause difficile et ses prises de position dans des sujets d’interet national, notamment dans les questions de droit de l’homme et du citoyen.
Femme de conviction, la jeune avocate a participé à plusieurs projets qui ont pu aider plus de 1000 personnes à avoir accès une justice équitable sur l’ensemble du territoire guineen. Un projet dont la vocation était de faciliter le déplacement des avocats pour promouvoir une justice au service du citoyen .
« C’est à travers le canal de financement de l’Union européenne, et cela m’a énormément ouvert des portes. Ça m’a aussi permis de découvrir les différentes juridictions de mon pays , la Guinée, sinon j’aurais ôté ma robe noire », a confié Me Halimatou .
Pour ceux qui connaissent cette jeune avocate, cet engagement tire ses origines depuis ses années universitaires dans la capitale sénégalaise ( Dakar). Une formation qui lui a permis d’appréhender la situation des droits humains dans son pays .
Maître Halimatou, c’est aussi sa participation au procès historique du massacre du 28 septembre 2009!
Sa prestation pendant le procès du massacre du 28 septembre 2009 à travers des questions percutantes et qui souvent dérangeaient la partie averse dans ce procès historique , l’a révélée au public guinéen et sur la scène internationale .
« C’est un grand accomplissement de participer au procès du 28 septembre, parce que ce n’est pas un hasard. Déjà, depuis 2005, je m’associais à des jeunes guinéens à l’époque pour dénoncer l’arbitraire en Guinée”.
De juin 2006 à janvier et février 2007, la Guinée a été secouée par de multiples violations des droits de l’homme qui ont provoqué des cas de morts et des blessés . Au moment de la commission de ces infractions , Halimatou Camara avait moin de 21 ans. Ainsi , elle décide de s’engager aux côtés des défenseurs des droits de l’homme pour dénoncer la recrudescence des violation des droits des citoyens et la banalisation de la vie humaine dans son propre pays.
“ Donc, ma participation au procès du 28 septembre n’est qu’une suite logique de mon engagement à être du côté des victimes et à défendre les droits de l’homme. Je ne me rappelle pas du nombre de fois où j’ai fait des sit-ins au sein de mon université à Dakar quand il y a eu les massacres du 28 septembre », a-t-elle fait savoir dans la foulée.
Pour la juriste Maître Halimatou Camara, l’impossible n’existe pas pour une femme déterminée à réussir. Elle peut occuper toutes les fonctions, et même de président de la République, il suffit qu’elle croit en ses capacités. « l’obstacle est le chemin” a-t-elle conclu à travers une citation de l’ouvrage d’un américain.
Mamoudou DIALLO
