𝐀𝐩𝐫è𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐩𝐞, 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐜é𝐝𝐮𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐝é𝐟𝐢𝐧𝐢𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’É𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐭𝐡𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐕𝐨𝐢𝐜𝐢 𝐥𝐞𝐬 é𝐭𝐚𝐩𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 :
1. 𝐂𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐝é𝐜è𝐬 : Le camerlingue, un cardinal chargé de l’intérim, confirme officiellement la mort du pape. Traditionnellement, il frappe doucement trois fois le front du pape avec un marteau en argent en l’appelant par son nom de baptême.
2. 𝐏é𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐞 “𝐒𝐞𝐝𝐞 𝐕𝐚𝐜𝐚𝐧𝐭𝐞” : Cette période commence immédiatement après la mort du pape. Pendant ce temps, le Collège des cardinaux gère les affaires courantes du Saint-Siège, mais aucune décision majeure ne peut être prise.
3. 𝐎𝐛𝐬è𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 :
– Une période de neuf jours de deuil, appelée “novemdiales”, est observée. Des messes et prières sont organisées à travers le monde catholique.
– Le corps du pape est exposé dans la basilique Saint-Pierre pour permettre aux fidèles de lui rendre hommage.
– L’enterrement suit un protocole spécifique, incluant l’utilisation de trois cercueils successifs (en cyprès, plomb et chêne) pour symboliser la protection et l’éternité de l’Église. Les papes sont généralement inhumés dans la crypte de la basilique Saint-Pierre.
4. 𝐂𝐨𝐧𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐥𝐚𝐯𝐞 : Le doyen du Collège des cardinaux convoque les cardinaux électeurs (âgés de moins de 80 ans) pour élire un nouveau pape. Avant le conclave, des discussions ont lieu pour débattre des enjeux actuels de l’Église.
5. É𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐩𝐚𝐩𝐞 :
– Le conclave se tient dans la chapelle Sixtine, sous haute sécurité. Les cardinaux votent à bulletins secrets jusqu’à ce qu’un candidat obtienne une majorité des deux tiers.
– Les bulletins sont brûlés après chaque tour de vote : une fumée noire indique qu’aucun pape n’a été élu, tandis qu’une fumée blanche annonce l’élection d’un nouveau pape.
6. 𝐀𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐫𝐨𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : Une fois élu, le nouveau pape accepte officiellement sa charge et choisit un nom de règne. Le cardinal protodiacre proclame alors la célèbre formule “H”.
Par Joachim Baba Millimouno
