Depuis quelques jours certains enseignants se plaignent d’une magouille dans la gestion de leurs primes accordées aux formateurs dans les institutions d’enseignement supérieur. Le constat est fait dans certaines universités du pays , notamment à Kankan, Nzérékoré, université de Sonfonia et plusieurs autres selon nos sources d’information.
Selon nos sources, la situation concerne les 875 enseignants-chercheurs ayant intégré la fonction publique le 12 novembre 2024.
«Sur les premiers bulletins de salaire que nous avons reçus, seules deux primes y figuraient : la prime de logement et celle de préparation. Pourtant, nous avons droit à d’autres primes selon les textes en vigueur» , rapporte une source victime de cette pratique.
A en croire une autre source, certains agents de la fonction publique auraient même exigé le paiement d’une somme forfaitaire pour qu’ils puissent bénéficier de l’intégralité de leur prime.
«Actuellement, certains agents de la fonction publique exigent des paiements en espèces de la part de certains d’entre nous pour ajouter les primes manquantes sur nos bulletins de salaire. Des dossiers ont été demandés pour régulariser cette situation. Cependant, ces agents affirment qu’ils ne procéderont à l’ajout des primes que si de l’argent leur est remis» , renchérit un autre enseignant angoissé par cette situation qui devient un véritable casse-tête pour certains pères et mères de familles.
« Ceux qui ont déposé les dossiers et payé ont vu leurs primes régularisées le mois dernier et ce mois-ci. En revanche, ceux qui ont uniquement déposé leurs dossiers sans verser d’argent n’ont constaté aucun changement sur leur salaire, alors que nous avons tous les mêmes diplômes, appartenons à la même hiérarchie et au même échelon» , a martelé l’une des victimes de cette pratique sous couvert d’anonymat .
Aujourd’hui , ces enseignant souhaitent attirer l’attention du ministre de la fonction publique et celui de l’enseignement supérieur afin qu’ils trouvent une solution à ces pratiques qui sont contraires à la volonté du chef de l’État qui ne jure que par la lutte contre l’enrichissement illicite .
«Malheureusement, Monsieur le Ministre n’est pas informé de cette situation» ont déploré ces enseignements rencontré par notre rédaction .
La rédaction
