Monsieur Thierno Monènèmbo, il est facile de critiquer sans proposer de solutions concrètes pour le développement de notre pays. Votre longue période de dénonciation ne peut masquer un réel désintérêt ou une forme de méfiance envers la Guinée, si ce n’est une certaine frustration qui ne contribue en rien à son progrès.
Si vous aimez tant notre nation, pourquoi ne vous impliquez-vous pas activement dans la gouvernance ou dans une structure capable de faire avancer la Guinée ? La critique gratuite ne suffit pas. Qu’avez-vous fait concrètement pour le développement de la Guinée, en dehors des dénonciations stériles ?
Votre déclaration selon laquelle “n’importe qui peut être président en Guinée” semble exempte de toute réflexion sérieuse. À qui faites-vous allusion précisément ? Cela ne risque-t-il pas d’alimenter les discours de division et de régionalisme, plutôt que de favoriser la stabilité et l’unité nationale ? La Guinée mérite un engagement sincère basé sur des solutions constructives, pas des propos dénués de responsabilité ni de vision pour l’avenir.
Il est profondément préoccupant de voir un écrivain, censé incarner la réflexion et la sagesse, encourager la violence et la révolte armée. La violence ne peut jamais être une solution durable pour résoudre des problèmes sociaux ou politiques. Au contraire, elle engendre la douleur, la destruction et approfondit les divisions au sein de notre société.
Ce cadre, qui a passé sa vie à critiquer les dirigeants guinéens, devrait rappeler que la critique constructive, le dialogue et l’engagement pacifique sont toujours préférables pour faire avancer notre pays. La violence ne conduit jamais à la véritable liberté ou à la justice, mais plutôt à la souffrance et au chaos.
Les jeunes, en particulier, doivent comprendre que leur avenir se construit par la paix, la solidarité et le respect de l’autre. La Guinée a besoin d’unité, de pardon et de résilience pour surmonter ses difficultés. La véritable force réside dans la capacité à exprimer ses convictions sans recourir à la haine ou à la violence.
Il est temps de choisir la voie du progrès, de la réconciliation et de l’espoir. Ensemble, en rejetant la haine et en favorisant la paix, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour notre pays. La violence n’est jamais une réponse, mais un obstacle à notre destin commun.
Il est profondément regrettable de constater que, malgré toute une vie consacrée à critiquer et à faire entendre sa voix, Thierno Monènèmbo n’a pas montré l’exemple en étant présent lors des manifestations ou des actions citoyennes en Guinée. Au lieu d’inciter à la violence et à la révolte armée, il serait souhaitable qu’il prône des solutions pacifiques et constructives pour le développement de notre pays. La violence ne doit jamais être une réponse face aux défis sociaux et politiques, car elle ne mène qu’à la destruction et à la souffrance. En tant qu’écrivain et acteur de la société, il aurait pu jouer un rôle de guide vers le dialogue et la paix, en montrant l’exemple plutôt qu’en encourageant les autres à la violence. La vraie force réside dans le respect de la vie humaine, la patience et la recherche d’un consensus. Nous devons continuer à espérer en une Guinée où la sagesse et la non-violence prévalent.
POUR MOI :《La Guinée, c’est le foyer de mon père, s’il vit,il en est le Maître suprême, par contre,s’il ne vit plus,c’est le grand frère ou le petit frère…Digne qui succédera. A Lui de remettre l’ordre au foyer.》
Moussa TOURÉ , écrivain
