Le chef de l’État guinéen a via un décret retiré la concession minière attribuée à la société émiratie en 2006. Une décision motivée selon conakry par le non respect des engagements contractuels. Le décret pointe notamment l’article 88 de la Convention de base du 15 octobre 2004 mais aussi ses deux avenants.
Cependant, un peu plutôt , c’est à dire au mois de juillet 2025 , la compagnie minière avait dit à qui veut l’entendre qu’elle défendra ses droits.
« GAC et EGA entendent défendre leurs droits devant les tribunaux internationaux compétents et obtenir réparation pour les préjudices subis », avait déclaré la filiale de Mubadala dans un communiqué publié au mois de juillet, soit au début de la crise .
Avec près de 244 millions USD d’investissement en Guinée en 2024 , la société minière déclare avoir créé 3 200 emplois, dont 96 % des postes occupés par des guinéens( contenu local).
Ce bras de fer s’annonce très tendu car conakry promet d’être intraitable sur le sujet. D’ailleurs selon le décret, GAC doit restituer à l’État guinéen toutes les informations et tous les documents géologiques et miniers résultant de ses travaux sur le site, et ce « sans aucune indemnisation ».
Mamoudou DIALLO
