À la suite de la publication de notre article consacré à notre regretté confrère Daouda Taban Sylla, j’ai reçu de nombreux messages de la part de confrères journalistes, des personnalités du pays, ainsi que de citoyens anonymes dans ma messagerie personnelle.
Je tiens ici à apporter des précisions importantes, afin d’éviter tout malentendu.
Loin de moi l’idée de créer la moindre polémique autour de la mémoire d’un homme que j’ai personnellement côtoyé sur le terrain pendant plusieurs années, et pour qui j’ai toujours nourri un profond respect et une grande estime. L’article publié ne visait en aucun cas à ternir son image, ni à blesser ses proches.
Les propos relayés dans cette publication sont ceux d’une amie de promotion du défunt, probablement bouleversée et révoltée par les nombreux messages d’hommage postés après son décès. Son témoignage vise à soulever une réalité douloureuse : Daouda Taban a traversé des moments difficiles, quelques jours seulement avant sa prise en charge par le ministère du Plan et de la Coopération que je tiens d’ailleurs à remercier pour son geste envers notre confrère, à un moment critique.
Il est vrai que l’article a pu heurter certaines sensibilités. Cependant, son intention n’était nullement de choquer. Il visait à interpeller les consciences sur un enjeu crucial : la nécessité d’apporter du soutien aux personnes de leur vivant, surtout lorsqu’elles sont en situation de détresse.
Combien de professionnels, qu’ils soient journalistes ou issus d’autres secteurs, souffrent en silence ? Combien, après avoir servi leur pays avec dévouement, se retrouvent seuls, sans appui, ni reconnaissance ? Doit-on attendre leur mort pour multiplier les hommages, alors qu’ils frappaient à nos portes, ne serait-ce que pour solliciter quelques minutes d’écoute?
Par ailleurs, j’ai lu certains propos affirmant que notre média cherchait simplement à gagner en visibilité. Soyons clairs : tout organe de presse a besoin de visibilité c’est une réalité inhérente à notre métier. Mais avenirguinee.org construit sa légitimité sur le terrain, à travers la qualité de son travail, son professionnalisme et son engagement pour des causes justes et non par la recherche de buzz ou de polémique gratuite.
Si notre démarche contribue à susciter le débat, à faire réfléchir, à sensibiliser, et que cela participe à notre visibilité, alors tant mieux à condition que cela se fasse dans le respect des faits, des personnes, et des principes fondamentaux du journalisme.
Enfin, je m’incline une fois encore devant la mémoire de Daouda Taban Sylla. Soyons nombreux ce mercredi pour lui rendre un dernier hommage à sa demeure éternelle.
Repose en paix, Taban
Je n’oublie pas : il y a à peine une semaine et deux jours, nous échangions encore.
Incha’Allah, tu reposeras en paix, car tu étais une bonne personne.
Mohamed Fran CISSÉ
