Ce lundi 25 aout 2025 à Conakry, le siège de La chambre des Mines de Guinée(CMG a abrité le premier conseil d’administration sous le magistère du nouveau président Monsieur Karifa CONDE, Directeur Général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG).
Au menu des échanges, plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour notamment la question d’adhésion de nouveaux membres dont , celle du laboratoire national des Mines rattaché au ministère des Mines.
A la tête de la direction générale du laboratoire national des Mines et de la géologie,Odia Maagassouba a jugé nécessaire de saisir cette opportunité pour demander l’adhésion de sa structure à la chambre des mines de Guinée.
« J’ai fait une demande d’adhésion, c’est ma première fois d’être là. Je pense qu’apparemment, elle est acceptée. Je leur ai d’abord donné une vision de mon service et j’ai expliqué pourquoi je suis là. C’est juste créer un sourire, un climat de confiance entre les miniers et ma structure» , a-t-elle expliqué .
Selon la directrice générale du laboratoire national des Mines et de la géologie, cette décision s’explique par sa volonté de hisser haut cette direction très stratégique pour l’Etat Guinéen .
«Aujourd’hui, certains miniers ne connaissent pas réellement ce que fait le laboratoire national de la géologie. Ils voient seulement les flashs qui sont donnés de façon hebdomadaire par le BSD du ministère des Mines sans savoir si ces statistiques viennent de quel service. Ce laboratoire national de la géologie, aujourd’hui est un acteur qui contribue à hausser la part de l’État, mais tout en respectant aussi certains accords entre l’État et les miniers, en respectant les tests du code minier, les expliquer, nous ne sommes pas là pour les faire du mal. Par contre, notre condition, c’est de les accompagner à continuer à investir en Guinée, mais tout en respectant aussi le principe de notre pays» .
Cette décision d’intégrer la chambre est aussi motivée par une volonté de Odia Maagassouba de créer un climat de confiance entre les cadres de la direction nationale du laboratoire et les autres acteurs intervenants dans le secteur extractif de la Guinée.
« Oui, ma motivation, comme je viens de le dire, c’est d’instaurer un climat de confiance. Il faut qu’il y ait confiance entre ces structures-là et notre institution. Ils doivent savoir que les valeurs que nous donnons ne sont pas données pour nous faire du mal. Nous sommes là pour éviter que nos minerais ne soient dépréciés ou bien sous-évalués par les miniers. Nous devons vérifier les déclarations faites par les miniers. Donc pour ça, il faut qu’il y ait la confiance. Ce que nous donnons doit être accepté non seulement par l’État, mais aussi par les miniers, pour éviter chaque fois qu’il y ait des manifestations ou bien des contrôles, des contrôles, des analyses.Donc pour ça, il faut que nous nous tombions d’accord sur ce que nous donnons, respecter la part de chaque partie» , a-t-elle souligné.
Avec une vision qui cadre parfaitement avec celle des autorités actuelles de la Guinée, le combat de Odia Magassouba et de son équipe est de faire de cette direction un élément incontournable dans le secteur minier et surtout rivaliser avec les autres laboratoires miniers de la sous région ouest- africaine.
« Je vais parler du laboratoire des miniers de la géologie. Si je dis que ce n’est pas bien connu par les miniers, pourtant cette structure existe depuis le plan Triennal de 1960 à 1963.Mais de l’autre côté, c’est que le labo aussi ne répondait pas aux normes. Maintenant que nous avons commencé à faire des analyses, à faire la certification, les contre-analyses, on a besoin d’être connus par les ministres. Pour que les ministres continuent à demander les expéditions des institution. faire des analyses à l’étranger fait perdre et en temps et en argent . Il s’agit de faire comprendre qu’il y a cette structure aussi qui peut faire la même chose que les structures extérieures. Merci. Merci beaucoup» , a confié la directrice nationale du laboratoire des mines et de la géologie à sa sortie de la salle.
Mamoudou karakan DIALLO
