L’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI) traverse une zone de turbulence sans précédent. Sous la présidence d’Aminata Camara, l’organisation, jadis respectée et influente dans le paysage médiatique national, connaît un déclin marqué, fragilisant son unité et sa crédibilité.
Au cœur de cette crise, le départ d’Alseny Macire Fofana du journal la nouvelle « Ere» ., figure historique et membre actif de l’association, symbolise le malaise grandissant. Son retrait, perçu par certains comme un acte de protestation silencieuse, vient accentuer les divisions internes et pose la question de l’avenir même de l’AGEPI.
Créée pour défendre la liberté de la presse et promouvoir l’indépendance des éditeurs, l’AGEPI se retrouve aujourd’hui minée par des querelles de leadership, un manque de vision stratégique et une incapacité à répondre aux défis actuels du secteur. Des voix s’élèvent déjà pour demander la mise en place d’un bureau transitoire, capable de redonner souffle et confiance à l’institution.
Alors que le paysage médiatique guinéen fait face à des mutations rapides, le départ d’Alseny Maciré Fofana sonne comme un avertissement : sans réforme profonde, l’AGEPI risque de perdre définitivement son rôle moteur et son aura d’antan.
La rédaction
