À l’hôpital national Donka de Conakry, les plaintes se multiplient du côté des services d’urgence. Des patients et accompagnants expriment leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de « prise en charge lente et désorganisée ». Dans un contexte où Donka est censé incarner l’excellence hospitalière en Guinée, ces témoignages soulèvent des interrogations sur le fonctionnement interne du service.
Selon plusieurs malades rencontrés sur place, il faut parfois attendre des heures avant de voir un médecin, même dans des situations critiques. « On nous demande d’abord d’acheter des fiches, puis d’attendre un infirmier qui tarde à venir. Pendant ce temps, les malades souffrent sans assistance immédiate », confie un accompagnant visiblement frustré.
D’autres patients dénoncent un manque de communication et d’écoute du personnel médical. « On ne sait jamais à qui s’adresser. Chacun renvoie à l’autre, et les urgences ne réagissent pas avec la rapidité que nécessite leur nom », déplore une dame venue pour un cas d’accident.
Même si du côté du personnel hospitalier, certaines voix reconnaissent les difficultés mais évoquent un manque de moyens humains et logistiques. « Le nombre de patients dépasse largement notre capacité quotidienne. Nous faisons ce que nous pouvons avec les ressources disponibles », explique un agent de santé sous couvert d’anonymat. Il souligne également les efforts en cours pour améliorer le système, notamment à travers la réorganisation interne et la formation du personnel.
Les urgences de Donka, rénovées il y a peu, devaient offrir un service moderne et efficace. Pourtant, les dysfonctionnements observés rappellent les défis structurels du système sanitaire guinéen : surcharge de patients, insuffisance du personnel qualifié, et faiblesse des équipements.
En attendant une amélioration tangible, les patients continuent d’espérer un changement profond dans la gestion des urgences, afin que Donka redevienne un véritable centre de référence nationale, au service de tous.
La rédaction
