À l’occasion de la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes, les autorités en charge de l’environnement à travers le centre national de gestion des catastrophes et urgences environnementales multiplient les actions pour assurer une célébration réussie.
Cette journée, commémorée chaque 13 octobre, vise à sensibiliser les populations sur l’importance de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles et humaines.
En Guinée cette journée sera célébrée en différée le 23 octobre 2025 selon le directeur général du centre national de gestion des catastrophes et urgences environnementales .
« Il faut dire que l’occasion de cette interview, c’est la célébration de la Journée mondiale de la réduction des catastrophes, qui est célébrée ce 13 octobre. Il faut rappeler que le 13 octobre de cette année, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des catastrophes a institué la Journée mondiale des catastrophes. Et toutes les nations du monde profitent de cette occasion. Pour faire la promotion de la prévention et de la réduction des risques de catastrophe. Et la Guinée n’est pas en marge de cette journée. Parce que vous le savez mieux, la Guinée est aujourd’hui victime de beaucoup d’éléas, donc entre autres les inondations qui ont fait aujourd’hui plus de 50 000 victimes, et des éboulements qui ont fait plus de 110 personnes comme décès, et des cas de feux, d’incendies qui font beaucoup de pertes économiques» , a déclaré Alassane Barry, directeur général du Centre National de gestion des catastrophes et des urgences es environnementales du ministère de l’Environnement et du Développement Durable.
Selon les responsables du département de l’Environnement, des ateliers, des conférences-débats et des campagnes de sensibilisation sont prévus afin d’attirer l’attention du public sur les comportements à adopter face aux risques climatiques croissants.
« Dans le pays en Guinée, la journée va être célébrée le 23 octobre en différé. Madame la ministre a mis un certain nombre de choses en place. On aura une journée de lancement qui va être accompagnée par des panels. Au cours des panels, on aura trois thèmes à débattre. On parlera avec des spécialistes, bien sûr, de la typologie des adhéas qui sont plus fréquents en Guinée. On va parler des actions majeures liées à la réduction du catastrophe . Le ministère du Budget, les partenaires techniques et financiers, on va parler de la mobilisation de fonds pour faire face à ces actions majeures de réduction des risques de catastrophe. Ça c’est le 23. Après le 23, Mme la ministre à travers le centre a prévu des campagnes d’information et de sensibilisation des communautés qui vivent auprès de barrages de santé et de qualité.
Cette année, la célébration mettra un accent particulier sur la résilience communautaire et la prévention des inondations, un phénomène récurrent dans plusieurs localités du pays. Les acteurs impliqués dans la protection civile, les ONG et les partenaires techniques sont également mobilisés pour renforcer la coordination autour des stratégies de réduction des risques.
« Sur les risques d’inondations éventuelles qui peuvent arriver. Je vous informe ici, le ministère de l’Hydraulique nous alerte à chaque année de la montée des eaux de ces barrages. Donc c’est le bon moment pour le ministère de l’Environnement, dans ce rôle régalien de stratégie et de prévention, de s’investir sur l’information et l’assemblée de cette communauté pour ne pas qu’il soit impacté par ce talia, disons, de débordement de ces barrages qui peuvent arriver d’une manière ou d’une autre, on ne sait pas. Donc, pour cette activité de sensibilisation, on mettra en place des comités locaux de veille de sensibilisation et d’information. Et aussi, seront formés des activités d’évacuation. Par exemple, le ministère de l’Environnement va utiliser les connaissances au niveau local pour pouvoir les aider à se préparer facilement» .
Les autorités espèrent qu’à travers ces initiatives, les citoyens prendront davantage conscience de leur rôle dans la préservation de l’environnement et la réduction des catastrophes.
« C’est pourquoi, le monde cette année a pensé à un thème. Et ils se sont dit que gérer les catastrophes, c’est la chose la plus difficile. Mais pourquoi penser à la résilience ? C’est pourquoi ils ont intitulé un thème « Financer la résilience, mais pas les catastrophes ». Ça veut dire quoi ? Il faut investir dans la résilience d’aujourd’hui pour payer moins cher les catastrophes de monde. Donc tout le monde s’est entendu à travers le monde aujourd’hui de travailler sur la résilience de la communauté. Qu’est-ce que ça veut dire pratiquement ? Ça voudrait dire que chaque personne, chaque membre de la famille, chaque communauté, chaque autorité locale doit s’investir dans le cadre de la prévention, non dans le cadre de la gestion du catastrophe. Par ailleurs, c’est-à-dire que dans tout ce qu’on a comme investissement et développement, on doit tenir compte des risques de la prévention et de la réduction des catastrophes. Donc c’est pourquoi l’humanité célèbre cette journée mondiale pour faire passer ces messages d’information et de socialisation».
Mamoudou karakan DIALLO
