L’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI) traverse une zone de turbulences. Depuis quelques jours, une série de démissions secoue cette structure pourtant considérée comme un pilier de la presse privée guinéenne. Plusieurs membres influents ont rendu le tablier, évoquant des désaccords internes et un manque de transparence dans la gestion de l’association. Sur la liste des départs, on note notamment, les journaux suivant :
-La nouvelle Ere , dirigé par Alseny Maciré Fofana,
-le journal le “Soir’de Marie Rose ,
-Le Nouvel Élan ”de Mohamed Soumah .
si les choses ne changent pas d’autres organes pourraient quitter le navire qui tangue déjà des sources proches de l’association.
Selon des sources proches du bureau exécutif, ces démissions seraient motivées par des divergences profondes sur la gouvernance et la direction à donner à l’AGEPI. Certains éditeurs dénoncent un fonctionnement jugé « peu inclusif » et « éloigné des principes démocratiques » qui ont fondé l’organisation.
En réaction, le bureau exécutif de l’AGEPI se veut rassurant. Selon nos sources, le bureau exécutif a minimisé l’ampleur du phénomène, parlant de « départs isolés » qui n’auraient, selon lui, aucun impact majeur sur la vie de l’association.
Cependant, cette vague de démissions intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la représentativité des structures professionnelles de la presse en Guinée. Pour plusieurs observateurs, la crise actuelle à l’AGEPI illustre les tensions grandissantes au sein du paysage médiatique guinéen, entre quête d’indépendance, rivalités internes et besoin de réformes.
La rédaction
