L’indignation née en France n’a pas disparu en Guinée. Dans la soirée de ce mardi, aux environs de 22 heures, le corps de Mamadou Garanké Diallo a atterri à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Une foule endeuillée, composée de membres de sa famille, de proches et d’associations de défense des migrants, s’est recueillie dans un silence lourd de chagrin.
Ce jeune Guinéen de 21 ans avait passé six années en France, où il travaillait dans une boucherie près de Rouen. Ses collègues le décrivaient comme un travailleur exemplaire, toujours souriant, intégré et apprécié de tous. Pourtant, son avenir s’est brisé dans une tragédie qui a profondément ému l’opinion française.
En juin dernier, alors qu’il tentait de quitter la France pour échapper à une mesure d’expulsion, Mamadou Garanké Diallo a été retrouvé mort. Les circonstances exactes de son décès restent encore entourées de zones d’ombre, alimentant incompréhensions et colère chez ses proches.
Ce retour au pays natal, sous forme de cercueil, symbolise pour beaucoup l’échec d’un parcours d’espoir. « Il voulait seulement vivre et travailler dignement » murmure un parent, la voix serrée par l’émotion.
La famille s’apprête désormais à organiser ses obsèques dans son village d’origine, où son histoire résonne déjà comme un appel à la justice et à la dignité des migrants.
