L’écrivain Boualem Sansal est enfin libéré. L’Algérie a accepté une demande de… l’Allemagne de gracier et transférer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an, dans ce pays pour qu’il puisse y être soigné, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne ce mercredi.
Selon le communiqué, le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement » à une demande de son homologue Frank-Walter Steinmeier, « concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal », selon le communiqué officiel.
Le chef de l’État allemand avait demandé que l’écrivain, condamné en appel en juillet à cinq ans de réclusion, soit gracié et bénéficie de soins médicaux en Allemagne « compte tenu de son âge avancé […] et de son état de santé fragile ». « Le président a réagi à cette demande, qui a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », selon le communiqué.
Face aux députés francais , le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé son « soulagement à l’annonce des autorités algériennes, d’avoir gracié Boualem Sansal », souhaitant que l’écrivain « puisse rejoindre ses proches au plus vite » et « être soigné ».
Il a aussi « remercié du fond du coeur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d’une méthode faite de respect et de calme ».
Peu avant, c’est dire la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait souligné que la France menait un « dialogue exigeant » avec Alger pour obtenir sa libération.
La rédaction
