La Haute Autorité de la Communication (HAC) a interdit l’accès au site d’informations KoumaMedia en Guinée . Le média mis en cause conteste les accusations de « diffusion de fausses nouvelles » et met le régulateur au défi d’en apporter les preuves.
Dans un communiqué publié peu après l’annonce de la HAC, la rédaction de KoumaMedia s’est insurgée contre ce qu’elle qualifie de décision injuste, interdisant l’accès à son site sur le territoire guinéen. Le média estime que cette sanction, jugée « infondée », s’inscrit dans une dynamique plus large de restrictions visant les organes de presse indépendants.
« KoumaMedia dénonce une tentative de contrôle éditorial de la part de l’institution chargée de réguler et de promouvoir le pluralisme de l’information qui s’est illustrée ces dernières années par des pratiques de musellement et de coercition à l’encontre des médias », affirme le site.
Par conséquent, la rédaction de l’organe de presse met ainsi au défi la HAC d’identifier et de référencer précisément les contenus incriminés, qualifiés de « fausses nouvelles » et présentés comme susceptibles, selon les commissaires de l’institution, de « saper l’unité nationale ».
Selon KoumaMedia, cette décision constitue une violation manifeste des principes fondamentaux de la liberté de la presse. Le média estime qu’à travers cette interdiction, la HAC poursuit le verrouillage de l’espace informationnel en Guinée, amorcé avec la fermeture de plusieurs radios et télévisions privées en mai 2024.
« Cette suspension de KoumaMedia est une volonté manifeste d’entraver la diffusion de productions médiatiques indépendantes portant sur les dérives actuelles du régime du général Mamadi Doumbouya », souligne le communiqué, qui rassure par ailleurs les lecteurs sur la détermination de la rédaction à poursuivre son travail d’information avec rigueur, indépendance et responsabilité.
Dans cette optique, la coalition Tournons la Page Guinée qualifie la suspension de KoumaMedia de décision « arbitraire ». Selon la structure , la decision vise à « museler » les médias indépendants mais surtout à « étouffer » la liberté d’expression en Guinée. Rappelant que la liberté de la presse est un droit fondamental garanti par la nouvelle Constitution .
La rédaction
