Close Menu
  • Accueil
  • Economie
  • Energie
  • Environnement
  • Faits divers
  • Justice
  • Mines
  • Politique
Facebook X (Twitter) Instagram
Facebook X (Twitter) Instagram
karakannews
Button
  • Accueil
  • Economie
  • Energie
  • Environnement
  • Faits divers
  • Justice
  • Mines
  • Politique
karakannews
Accueil » Guinée : Bella Bah et Moussa Mara « El Sisi », deux poids, deux mesures ?
Libre Opinion

Guinée : Bella Bah et Moussa Mara « El Sisi », deux poids, deux mesures ?

karakannews.comBy karakannews.comaoût 9, 2026Updated:août 9, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Justice, liberté d’expression et égalité devant la loi : les affaires Bella Bah et Moussa Mara « El Sisi » soulèvent de nombreuses interrogations sur le traitement réservé aux propos controversés en Guinée.

L’arrestation de l’activiste Bella Bah continue de susciter des interrogations à Conakry. Selon des informations rapportées par plusieurs médias, Bella Bah a été interpellé le 8 août 2026, après la publication sur les réseaux sociaux d’un texte visant le premier imam de la Grande Mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara. Son épouse affirme même qu’il aurait été « kidnappé » dans son école.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a permis de déterminer avec précision les motifs de cette interpellation. Surtout, aucun élément public ne permet encore d’affirmer juridiquement que son arrestation est directement liée à sa publication contre le premier imam.

Mais une question demeure : pourquoi une réaction aussi brutale face à une prise de parole, alors que d’autres propos beaucoup plus lourds de conséquences communautaires semblent avoir connu un traitement différent ?

Le cas Moussa Mara « El Sisi »

Quelques semaines plus tôt, le dossier de Fodé Moussa Mara, connu sous le pseudonyme de « Général El Sisi », avait également atterri sur la table de la justice.

Le 22 juin 2026, des journalistes ont saisi le parquet général près la Cour d’appel de Conakry, reprochant à l’activiste des propos jugés discriminatoires et susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale. La démarche faisait notamment suite à une vidéo dans laquelle il appelait les autorités à prendre des mesures contre une communauté en raison de son appartenance ethnique.

Contrairement à ce que certains commentaires peuvent laisser croire, le dossier n’a toutefois pas été ignoré par la justice : le 25 juin, le parquet général a ordonné au procureur du tribunal de première instance de Kaloum d’engager des poursuites contre Moussa Mara « El Sisi ». L’intéressé, de son côté, conteste l’intention discriminatoire qui lui est reprochée et affirme notamment que la vidéo incriminée remonterait à plusieurs années.

Une justice à géométrie variable ?

C’est précisément là que se pose la question du deux poids, deux mesures.

D’un côté, Bella Bah est interpellé dans des circonstances jugées musclées, alors que les motifs officiels de son arrestation restent, au moment où nous écrivons ces lignes, à clarifier.

De l’autre, Moussa Mara fait l’objet d’un signalement puis de poursuites judiciaires, mais demeure libre.

Ces deux situations ne sont évidemment pas juridiquement identiques. La justice doit examiner séparément les faits, leur gravité, les circonstances et les éléments de preuve. Mais le principe d’égalité devant la loi impose que la même rigueur soit appliquée à tous les citoyens, quelle que soit leur proximité réelle ou supposée avec le pouvoir.

La question n’est donc pas de réclamer l’arrestation de Moussa Mara parce que Bella Bah l’a été. La question est plutôt de savoir si les mêmes règles sont appliquées à tous les auteurs de propos susceptibles de troubler l’ordre public, d’atteindre à la dignité d’autrui ou de provoquer des tensions communautaires.

La justice doit lever le doute

Dans une société où les tensions identitaires restent particulièrement sensibles, les autorités judiciaires ont une responsabilité majeure : éviter que leurs décisions ne donnent le sentiment d’une justice sélective.

Si Bella Bah est poursuivi pour ses propos, les faits qui lui sont reprochés doivent être clairement exposés, tout comme les bases légales de son interpellation.

Si Moussa Mara fait l’objet de poursuites pour des propos discriminatoires, la procédure doit également suivre son cours jusqu’à son terme, dans le respect de ses droits.

Même loi, même exigence, même justice.

C’est à cette condition seulement que les autorités pourront éviter que les affaires Bella Bah et Moussa Mara « El Sisi » ne deviennent le symbole d’une justice perçue comme différente selon la personne mise en cause.

Car au-delà de Bella Bah et de Moussa Mara, c’est une question fondamentale qui se pose : en Guinée, la liberté d’expression, la responsabilité individuelle et la loi s’appliquent-elles réellement de la même manière à tous ?

La redaction

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
karakannews.com
  • Website

Related Posts

Djénabou Touré, l’expérience au service des défis territoriaux sous la 5ème République

août 5, 2026

Appel à l’Élite Guinéenne : Rompez le silence et sauvez la République

août 4, 2026

Radiation d’un magistrat : quand le pouvoir frappe la justice, c’est la République qui est mise à l’épreuve.

août 2, 2026
Leave A Reply Cancel Reply

Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
© 2026 ThemeSphere. Designed by ThemeSphere.

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.