Le retour à l’ordre constitutionnel en 2025 alimente le débat depuis la sortie du président de la transition en fin d’année 2024 et celle de son ministre des transports et Porte-parole du gouvernement.
Ce mercredi 5 mars 2025 en conférence de presse,le chef du gouvernement a coupé court. Amadou Oury BAH a indiqué avec insistance que le retour à l’ordre constitutionnel sera effectif avant la fin de cette année 2025.
« Ce qu’il faut retenir, en 2025, le retour à l’ordre constitutionnel sera effectif. Avec l’organisation du referendum et des élections présidentielle et législatives. Parce que, de ce point de vue, le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif permettent de mettre en place des institutions judiciaires et le pays va, à partir de ce moment-là, être tout à fait dans l’ordre constitutionnel. Le timing ? Le timing est en train d’être étudié parce que la principale difficulté que nous devons surmonter, c’est la Constitution et le fichier électoral. Le fichier électoral peut être source de déstabilisation dans certains pays et depuis le début de la démocratisation de notre pays, nous n’avons pas réussi à avoir un fichier électoral suffisamment consensuel pour que tout le monde y aille sans se dire que le fichier est corrompu ou pas. C’est pour celui de cette fois est adossé au RAVEC. Nous sommes conscients de la difficulté », a-t-il indiqué.
Cependant , l’ex militant des droits de l’homme et ancien numéro de l’UFDG confie avoir demandé au ministre de l’administration du territoire, de convoquer le Comité de pilotage afin que toutes les parties prenantes puissent être informées du niveau d’avancement des activités menées dans le cadre du retour à la normale.
« Je dois vous rassurer que c’est un objectif prioritaire du Président de la République. Ce n’est pas un processus que nous cherchons à banaliser, mais c’est le principe fondateur d’un pays qui sera assujetti à socle solide en ce qui concerne la gestion du processus électoral. Cette gestion du processus électoral, ce n’est pas seulement pour les élections à venir, mais c’est ça sera pour toutes les élections à venir dans notre pays. D’où la nécessité, et pour la première fois, de faire un socle », a-t-il rassuré .
Mamoudou DIALLO
