La décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC), rendue publique ce 16 septembre 2026, de retirer l’accréditation journalistique de Mamadou Diawo Barry, correspondant permanent du média international Jeune Afrique en Guinée, provoque un vif émoi. Parmi les réactions les plus virulentes figure celle de Sékou Koundouno. Dans une prise de parole publiée sur sa page Facebook, l’activiste de la société civile exprime son indignation et apporte un soutien catégorique au journaliste.
Un hommage appuyé au professionnalisme du reporter
Face aux griefs formulés par la HAC — qui motive sa sanction par de prétendues « violations des obligations éthiques » et un manque « d’objectivité et de neutralité » —, Sékou Koundouno prend le contre-pied exact des autorités de régulation. Il décrit Mamadou Diawo Barry comme une figure exemplaire du paysage médiatique guinéen, soulignant la rigueur, l’équilibre et le caractère factuel de ses enquêtes et reportages. Pour le responsable de la société civile, frapper de sanction un tel profil équivaut purement et simplement à « sanctionner l’excellence ».
Une mesure qualifiée de « censure d’État »
Loin d’y voir une simple procédure administrative ou une régulation légitime, l’acteur politique dénonce une dérive liberticide et ciblée. Selon lui, cette décision envoie un signal d’intimidation à l’ensemble de la profession :
« La décision de la HAC ne vise pas à réguler, elle vise à museler. En retirant son accréditation à un correspondant d’un média international, la HAC envoie un message clair : si vous ne traitez pas l’information comme le pouvoir le souhaite, vous serez interdits d’exercer. Ce n’est pas de la régulation, c’est de la censure d’État. »
Sékou Koundouno pointe également du doigt la contradiction entre le discours institutionnel, qui réaffirme son attachement au pluralisme médiatique, et des actes qu’il juge incompatibles avec l’exercice de la critique et du contradictoire dans une démocratie.
Un avertissement pour l’avenir de la presse guinéenne
À travers le cas de Jeune Afrique, l’activiste perçoit un précédent dangereux pour l’ensemble des médias indépendants exerçant sur le territoire national. En posant la question « Aujourd’hui c’est Jeune Afrique, demain ce sera qui ? », il appelle les acteurs de la société civile et les citoyens à se mobiliser contre l’arbitraire et à défendre la liberté de la presse comme un principe fondamental et inaliénable.
