Mamadou Toss Camara est un pur produit de l’école guinéenne. Il dirige la commune de Matoto depuis bientôt 4 ans. A son arrivée à la tête de la commune de Matoto, elle ne donnait pas une bonne image. Selon le constat fait à l’époque, il n’y avait pas de climatisation. La commune était criblée de dettes. Plus de 300 millions de Francs guinéens de dettes avec, juste, 24 millions de Francs guinéens dans les caisses de la plus grande commune de la capitale guinéenne. Le personnel contractuel réclamait 6 mois d’arriérés de salaire. Sans oublier les marchés de gré-à-gré et la falsification de documents administratifs. Un marché cédé à un particulier sans aucun intérêt pour la collectivité. Et d’autres qui ne faisaient que ternir l’image de la commune.
C’est donc dans ce contexte qu’arrive cet entrepreneur qui a décidé de rendre service à son pays. Sans plus tarder, il décide de faire la part des choses.
La première mesure qu’il prend est celle de mener un audit du personnel. La rénovation du bâtiment de la mairie, sa climatisation, la modernisation de l’état civil à travers le déploiement d’agents dans structures sanitaires censées remonter toutes les informations liées à la naissance d’un enfant dans la juridiction.
Les réformes du nouveau maire ont permis d’atteindre un bilan sans précédent : des forages à Dabondy, l’élimination du dépôt sauvage d’ordures d’Entag, le dépôt de Chicago complément dégagé, etc. Les autres réformes ont permis à la commune d’engranger une recette de 1,6 milliards de Francs guinéens en 2020. Chose qui n’était pas possible avant la venue du maire Mamadouba Toss à la tête de l’exécutif communal de Matoto.
Dans la foulée de cette réforme, la commune est parvenue à construire des bureaux pour certains services déconcentrés de l’Etat dans cette partie de la capitale. Aussi, il faut aussi signaler des projets de construction de plusieurs infrastructures. Notamment des collèges, des postes de santé, des maisons de jeunes sont montés sous la clairvoyance du premier responsable de la commune. Dans cette logique, le maire s’inscrit dans le combat contre l’occupation anarchique du littoral mais aussi le bradage des domaines appartenant à l’État.


A titre d’exemple, un responsable de quartier avait été révoqué de ses fonctions pour avoir vendu un domaine situé le long du littoral. D’ailleurs, plusieurs citoyens de la localité se plaignent d’escroquerie de la part de certains agents.
Aujourd’hui, force est de constater que les réformes amorcées à Matoto par Mamadouba Toss Camara se heurtent à des intérêts d’un petit clan qui se voit obligé de réagir car se sentant menacé. Un groupe qui n’hésite pas à demander que les citoyens soient arnaqués. Cela se traduit par les sorties intempestives de ces groupuscules qui ne tardent à investir les médias pour tenter de nuire chaque fois que leurs intérêts égoïstes sont menacés.
Comme le dit l’autre, les réformes sont douloureuses mais elles finissent toujours par aboutir. Qui dit mieux ?
Mamoudou karakan Diallo
