Après un long moment de silence musical, Abdourahamane Sidibé, connu sur scène sous le nom de Mata Vieux, qui n’a plus de cœurs à reconquérir mais plutôt à fidéliser, se dit prêt pour un autre envol musical de belle facture.
Celui qui tire son inspiration du profond Faranah nous a accordé une interview exclusive.
Pourquoi ce silence musical ?
« Vous savez que ce n’est pas facile d’évoluer en Guinée, tout seul. Je suis entre Faranah et Dabola. Je ne vis pas à Conakry. Je suis à l’intérieur, parce que mes deux femmes sont là-bas. La première est à Faranah et la seconde se trouve également à Faranah. Donc je suis là, c’est pour finaliser la sortie de mon 5e album. Financer un projet d’album sans sponsor, ce n’est pas facile. Mais vous savez, Mata Vieux a toujours eu envie de donner du plaisir à ses mélomanes. »
Comment le surnom Mata Vieux est-il venu ?
« Le surnom Mata Vieux est venu tout doucement. Vous savez, je porte le nom de mon grand-père paternel, c’est-à-dire le père de mon père, qui s’appelait Abdourahamane. Et ma mère s’appelle Fatoumata. C’est la diminutive de Fatoumata qui est ‘Mata’. Et comme je porte le nom de mon grand-père, les amis m’appelaient ‘Mata Vieux’, c’est-à-dire le vieux pour mon grand-père et ‘Mata’ pour ma mère. C’est comme ça que ‘Mata Vieux’ est venu. »
La prochaine sortie de votre album ?
« L’album s’intitulera Konkosony, c’est dans notre langue. C’est un album de 12 titres, 11 dans notre langue Djallonkesossou, un morceau en Pular et un autre en Malinké. C’est un album 100% traditionnel, parce que c’est ce que je sais faire… Tu ne peux pas me dire de chanter en Zaïrois, parce que ce n’est pas ma langue. Donc je lance un appel à toutes les bonnes volontés pour s’associer à ce projet d’album. Parce que Mata Vieux est prêt. Ça fait plusieurs mois que je suis à Conakry, rien que pour mon album. »
Mata Vieux, qui séjourne actuellement à Conakry pour des raisons professionnelles, compte offrir un spectacle inoubliable à ses mélomanes. Mais pour réussir ce pari gigantesque, il compte sur les personnes de bonne volonté pour faciliter la réalisation de ce chef-d’œuvre. Il faut dire que Mata Vieux a marqué l’esprit des Guinéens à travers plusieurs titres comme 5000 Billets, Liberiana, Kobadia, Mariama, pour ne citer que ceux-ci.
Avec sport culture 224
