Dans l’après-midi de ce vendredi 18 juillet 2025 , les rideaux de l’atelier de renforcement de capacités des agents des services spéciaux et autres structures œuvrant dans la lutte contre les crimes organisés ,notamment l’ORDEF, la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale (DCIJ-GN), le parquet de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), la Douane Nationale et la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a pris fin.
Initiée par les responsables des services spéciaux à la présidence dirigés par le commissaire principal Mohamed Lamine Simakan, cette formation qui a duré quatre jours visait à outiller ces agents en terme de nouvelles connaissances leur permettant de mener à bien la mission de lutte contre le blanchiment des capitaux dans toutes ses formes .
Selon le Commissaire principal de police Mohamed Lamine Simakan, Secrétaire Général à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre la drogue et le crime organisé, pas de temps à perdre. Il faut étudier les différentes approches utilisée sur le terrain.
« Le blanchiment de capitaux représente un défi majeur pour l’intégrité de nos systèmes économiques et financiers. Il alimente la criminalité organisée, la corruption au sein de nos institutions et érode la confiance du public. Ce fléau ne connaît pas de frontières. Le combattre exige de notre part une vigilance constante, une coopération renforcée, une conjugaison des efforts et une mise à jour régulière de nos mécanismes de prévention et de répression », a-t-il déclaré.
A en croire, le patron des services spéciaux, les acteurs intervenants dans la lutte contre le blanchiment à doivent avoir la même grille de lecture et le même niveau de formation . C’est pourquoi cette session de formation doit être participative. Selon lui , cette formation a été organisée au bénéfice des cadres des services spéciaux et ceux d’autres services régaliens de l’État, dont la Direction Centrale des Investigations Judiciaires du Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale, la Direction Centrale de la Police Judiciaire, la CRIEF, la Direction Générale des Douanes et la Coordination Nationale de la Communauté Guinéenne de Renseignements.
L’officier de police a soutenu que les nouvelles connaissances théoriques et pratiques acquise permettrait de renforcer le rôle des agents des entités concernées dans la prévention et la détection du blanchiment d’argent .
« Vous rejoindrez vos services respectifs avec, désormais, une conscience renforcée de votre rôle dans la prévention et la détection du blanchiment d’argent, quels que soient vos postes ainsi que des efforts que vous devrez fournir pour les faire profiter à vos autres collègues. », a-t-il déclaré en s’adressant aux participants .
Cette formation a ete une importance capitale pour le commissaire divisionnaire Étienne Lewa Tolno et ses partenaires bénéficiaires de ce renforcement de capacité.
« Cette formation nous a permis non seulement de cerner le blanchiment d’argent dans toute sa transversalité, mais aussi elle a été composée par des éminents participants, des chefs de services, qui sont vraiment pétris d’expérience, qui sont très opérationnels dans ce sens. Le caractère participatif de cette formation a permis à chacun de nous de cerner exactement la matière qui a été dispensée» , a déclaré Étienne Lewa Tolno.
Malick Marcel OULARE aborde dans le même sens . Selon le substitut du procureur près la Cour des infractions économiques et financières (CRIEF) les connaissances et les compétences acquises lors de cette formation précieuse arrivent à point nommé. Il est convaincu que les échanges ainsi que les contacts établis permettront de ratisser large lors des opérations visant à traquer les personnes impliquées dans le blanchiment de capitaux en Guinée.
« Les outils que nous allons recevoir, notamment le guide de l’enquêteur, nous permettront de renforcer nos capacités et d’améliorer nos performances dans la lutte contre le blanchiment et le crime organisé», a martelé le magistrat de parquet ou debout.
Il faut rappeler que plusieurs modules relatifs au blanchiment de capitaux ont été développés par le formateur, par Hassani Amedane , expert en gestion douanière. Il s’agit notamment de la définition du blanchiment, ses typologies et ses phases, les techniques et méthodes de lutte contre les infractions financières, la procédure de réquisition, la rédaction des procès-verbaux.
Pour parfaire le travail sur le terrain, Mohamed Lamine Simakan n’exclut pas de trouver d’autres opportunités de formation pour ses hommes car pour lui , le savoir évolue et les agents doivent être au même diapason que les techniques utilisées .
Mamoudou DIALLO

